
Privés de Kevin Durant, touché au genou, les Houston Rockets n’ont pas su tirer profit des absences de Luka Dončić et Austin Reaves côté Los Angeles Lakers. Malgré ce contexte favorable, ils se sont inclinés 107-98 face à une équipe californienne portée par un duo inattendu : LeBron James et Luke Kennard.
Le match démarre sur un rythme rapide. Une première perte de balle des Lakers permet à Josh Okogie d’inscrire les premiers points sur la ligne des lancers-francs. Mais cette entame ne perturbe pas longtemps les Californiens, qui prennent rapidement les commandes grâce à une adresse impressionnante, réussissant 8 de leurs 10 premiers tirs. Rui Hachimura, Deandre Ayton – auteur d’un alley-oop spectaculaire – et LeBron James imposent le tempo. Déjà très en vue, Kennard profite des décalages créés par LeBron pour sanctionner derrière l’arc. Il inscrit 11 points dans ce premier quart-temps, tandis que LeBron distribue déjà 8 passes décisives, un record personnel en playoffs sur une seule période. À la fin du premier acte, les Lakers mènent 33-29.
Dans le deuxième quart-temps, Los Angeles parvient à creuser un léger écart, atteignant jusqu’à huit points d’avance. L’efficacité offensive repose sur un jeu équilibré, avec Hachimura et Ayton particulièrement fiables au tir. Cependant, un relâchement en fin de mi-temps – marqué par des pertes de balle et un jeu plus brouillon – permet à Houston de recoller. Profitant également des fautes adverses, les Texans réduisent l’écart, et les Lakers ne comptent plus que deux points d’avance à la pause (50-48).
Au retour des vestiaires, les Rockets affichent de meilleures intentions. Reed Sheppard inscrit un tir à trois points pour redonner l’avantage à son équipe. Mais la réaction des Lakers est immédiate. Si Jabari Smith Jr. maintient Houston à flot, Los Angeles élève son niveau défensif et inflige un 8-0. Malgré une réussite irrégulière aux lancers-francs, les Lakers contrôlent la fin du troisième quart-temps et prennent une avance plus confortable (75-66).
Dans l’ultime période, les Lakers accélèrent et font définitivement la différence. Kennard se montre décisif avec plusieurs tirs primés, parfaitement épaulé par un LeBron toujours aussi influent. L’écart grimpe jusqu’à +16. Houston tente bien de réagir à travers Alperen Şengün et Tari Eason, mais sans jamais réellement inquiéter son adversaire. Un panier avec faute d’Ayton en fin de match vient sceller le sort de la rencontre (107-98).
Cette victoire s’explique par plusieurs facteurs. D’abord, l’énorme performance de Kennard, véritable facteur X. Considéré comme un joli coup lors de la trade deadline, il signe ici le meilleur match de sa carrière en playoffs avec 27 points, dont un impressionnant 100 % à trois points. Déjà très actif en début de rencontre, il assomme définitivement les Rockets dans le dernier quart-temps avec deux tirs longue distance consécutifs.
Ensuite, les Lakers ont su trouver un équilibre collectif pour compenser les absences importantes. L’attaque a alterné efficacement entre jeu intérieur et extérieur, affichant une réussite globale proche des 60 %. L’apport défensif de Marcus Smart s’est également fait ressentir, notamment dans les moments clés.
Enfin, les Rockets ont souffert dans le jeu placé. Incapables d’imposer du rythme en transition, ils n’ont pas su exploiter leur nette domination au rebond (22 rebonds offensifs). L’absence combinée de Durant et de Fred VanVleet a pesé lourd, Houston manquant cruellement d’un joueur capable de créer la différence sur demi-terrain.
A.Amine
