
Le ministre de l’Éducation nationale, Mohammed Seghir Saâdaoui, a présidé une conférence nationale par visioconférence consacrée à l’état d’avancement des préparatifs des examens scolaires, ainsi qu’à l’organisation de la prochaine rentrée, a indiqué un communiqué rendu public dimanche dernier.
Cette rencontre, tenue samedi dernier, a réuni les cadres de l’administration centrale, le directeur de Office national des examens et concours (ONEC), ainsi que les directeurs de l’éducation et leurs homologues délégués. Les échanges ont porté principalement sur l’évaluation des dispositifs mis en place sur le terrain pour les examens nationaux et sur le suivi du programme d’investissement destiné à renforcer les infrastructures éducatives.
Dans son intervention, le ministre a insisté sur le caractère crucial de cette période de l’année scolaire, appelant à une mobilisation totale de l’ensemble des acteurs pour assurer une préparation rigoureuse, tant sur le plan organisationnel que logistique. Il a notamment souligné que les examens du baccalauréat et du Brevet d’enseignement moyen (BEM) nécessitent une disponibilité complète et une coordination sans faille.
Évoquant les insuffisances relevées lors des sessions précédentes, M. Saâdaoui a insisté sur la nécessité d’y remédier, en particulier en ce qui concerne le choix des centres d’examen. Des mesures ont déjà été engagées, avec le remplacement de certains centres jugés inadaptés par des établissements répondant aux normes requises. Il a, dans ce sens, appelé à une coordination continue et réactive entre les directions de l’éducation et l’ONEC, afin d’assurer un suivi en temps réel de l’ensemble des préparatifs.
Les directeurs de l’éducation ont, pour leur part, présenté des exposés détaillant les dispositions prises. Ils ont affirmé que les centres d’examen ont fait l’objet d’inspections approfondies couvrant plusieurs aspects, notamment les conditions d’hygiène, la climatisation, les équipements et l’encadrement. Plusieurs mesures complémentaires ont été mises en œuvre, dont l’activation des commissions de wilaya chargées de la coordination et du suivi, ainsi que le renforcement des dispositifs liés au transport et à la restauration, en collaboration avec différents secteurs.
Abordant la question sensible de l’introduction des téléphones portables dans les centres d’examen, le ministre a mis en garde contre ce phénomène, le qualifiant de menace sérieuse pour la crédibilité des examens, même s’il demeure marginal. Il a ainsi ordonné le renforcement des dispositifs de contrôle, tant humains que techniques, tout en appelant à intensifier les campagnes de sensibilisation auprès des candidats.
Dans la même optique, M. Saâdaoui a souligné l’importance de consolider la coordination intersectorielle avec plusieurs départements ministériels, notamment ceux de l’Intérieur, des Collectivités locales, des Transports, de la Santé, de la Poste et des Télécommunications, ainsi que des Affaires religieuses et des Wakfs, afin d’assurer un encadrement optimal de cette échéance nationale.
S’agissant du BEM, une attention particulière a été accordée aux élèves hospitalisés, avec la mise en place de centres d’examen spécifiques au sein des établissements de santé, leur permettant de passer leurs épreuves dans des conditions adaptées.
Par ailleurs, le directeur de la planification a présenté un état des lieux du programme d’investissement du secteur, faisant état de 2.373 projets d’établissements scolaires en cours de réalisation dans les trois cycles, jusqu’au 31 mars 2026. Toutefois, des disparités ont été relevées dans l’avancement des projets entre les wilayas, ce qui nécessite, selon lui, un suivi plus rigoureux et une coordination renforcée.
Le ministre a insisté sur l’importance du suivi de terrain pour garantir la livraison des infrastructures dans les délais impartis, saluant le rôle central des directeurs de l’éducation dans la concrétisation de ces projets et la réussite de la prochaine rentrée scolaire. Il a réaffirmé que l’objectif ultime demeure l’organisation des examens nationaux dans les meilleures conditions possibles.
Au final, l’enjeu dépasse la simple logistique des examens. Il s’agit, pour le ministère, de restaurer une confiance totale dans un système où chaque détail compte et où la crédibilité de l’école publique se joue autant dans les salles de classe que dans les centres d’examen.
Cheklat Meriem
