
Annoncé il y a sept ans, le « Pokémon-like » survitaminé de Pearl Abyss a longtemps été considéré comme une chimère numérique. Mais après des années d’absence, le projet le plus déjanté du studio coréen semble enfin prêt à passer la seconde.
On finirait presque par oublier que la première apparition de DokeV remonte à 2019. Depuis ce premier contact, le jeu a tout connu : un changement radical de genre — passant du MMO pur à l’action-aventure en monde ouvert — et un glissement de calendrier qui a transformé une sortie prévue en 2022 en un immense point d’interrogation. Pour beaucoup, DokeV était devenu un « vaporware », l’un de ces projets fantômes qui hantent les salons sans jamais finir dans nos consoles.
Le passage de relais
Le silence est enfin rompu. Lors de la 17e assemblée générale de Pearl Abyss, le PDG Heo Jin-young a apporté la pièce manquante au puzzle : le planning. La stratégie est désormais claire : une fois que le très attendu Crimson Desert aura pris son envol, les forces vives du studio migreront massivement vers DokeV. Selon les estimations officielles, il faudrait compter deux à trois ans après ce transfert pour finaliser le titre. Un horizon lointain, certes, mais qui a le mérite d’être concret.
Un délire visuel sous haute technologie
Développé sur le moteur propriétaire BlackSpace Engine (le même qui propulse les graphismes photoréalistes de Crimson Desert), DokeV promet une claque visuelle « nouvelle génération ». Si la bande-annonce de 2021 nous avait bluffés par sa gestion de la lumière et sa fluidité, l’interrogation reste entière : le jeu final conservera-t-il cette superbe ?
Pourquoi on l’attend (malgré tout)
DokeV, c’est l’anti-morosité par excellence. C’est un joyeux chaos où se mélangent :
•Folklore coréen : Des créatures (les Dokkaebi) aux designs extravagants.
•Mobilité urbaine délirante : Skateboards à réaction, jet-skis et parapluies volants.
•Culture Pop : Des chorégraphies de danse omniprésentes et des canons à confettis en guise d’armes.
« Tout le monde danse, tout le temps. » Une phrase qui résume à elle seule l’ADN de ce projet unique, à mi-chemin entre un clip de K-pop et un rêve d’enfant sous adrénaline.
Le verdict du mag : Si Pearl Abyss tient ses promesses techniques et parvient à transformer ce joyeux bazar en une boucle de gameplay solide, DokeV pourrait bien être le vent de fraîcheur dont le genre « capture de monstres » a cruellement besoin. Rendez-vous (on l’espère) d’ici 2027.
