
Les participants au 28e Séminaire international consacré à « L’évaluation des politiques de lutte contre la corruption en lien avec les Objectifs de développement durable », clôturé jeudi dernier à l’université Chahid Hamma-Lakhdar d’El-Oued, ont insisté sur la nécessité d’accélérer la mise en œuvre des dispositifs de protection des lanceurs d’alerte prévus par la loi 14-25 du code de procédure pénale.
Sous l’égide d’Abdelmadjid Gueddi, membre de la Haute-Autorité de transparence, de prévention et de lutte contre la corruption (HATPLC), experts, juristes et magistrats ont plaidé pour l’adoption d’un texte spécifique détaillant davantage les mécanismes de protection des dénonciateurs d’actes de corruption.
Dans leurs recommandations, ils ont également souligné la nécessité de réviser certaines dispositions de la loi 22-08 relative à la HATPLC, afin de combler les insuffisances constatées. Ils ont proposé d’intégrer l’Autorité au sein du Conseil de surveillance des marchés publics, tout en renforçant les programmes de formation destinés aux fonctionnaires et aux acteurs habilités dans le domaine des marchés publics.
Les participants ont également insisté sur l’importance d’impliquer davantage la société civile dans les actions de sensibilisation, afin de promouvoir les valeurs de transparence, de justice et de prévention de la corruption au sein de la société. De son côté, la présidente de la HATPLC, Salima Mousserati, a indiqué que cette rencontre vise à « évaluer les acquis de la stratégie nationale de lutte contre la corruption et à mesurer son efficacité au regard des objectifs de développement durable, notamment en matière de gouvernance institutionnelle ».
Elle a ajouté que ce cadre scientifique permet « d’identifier les forces et les insuffisances, tout en proposant des solutions innovantes et des approches opérationnelles ».
Organisé sur deux jours, le forum a comporté plusieurs sessions scientifiques et ateliers, en présentiel et à distance, abordant notamment les indicateurs du développement durable, les mécanismes juridiques de lutte contre la corruption, les expériences internationales en la matière, ainsi que le rôle de l’intelligence artificielle dans la prévention des pratiques corruptives.
Cette 28e édition a été organisée par la Faculté de droit et des sciences politiques en coordination avec la HATPLC, le Laboratoire des mutations juridiques internationales et le Laboratoire des politiques publiques et de l’amélioration du service public en Algérie.
Abir Menasria
