
Hier à Alger, le président de la République d’Angola, M. João Manuel Gonçalves Lourenço, a rendu un hommage appuyé à l’Algérie, soulignant son rôle décisif dans l’accompagnement des luttes de libération en Afrique et dans la construction de l’indépendance angolaise.
S’exprimant devant le Parlement, réuni en ses deux chambres au Palais des Nations, le chef de l’État angolais a inscrit son intervention dans une lecture historique assumée : « Grâce à l’Algérie, l’Angola est devenu un pays indépendant et un État souverain. » Il a ajouté que son pays est pleinement conscient des défis auxquels il fait face et déterminé à les relever dans différents domaines.
Au-delà du cadre diplomatique, João Lourenço a insisté sur la dimension humaine de cette visite officielle. Il a exprimé sa gratitude pour l’accueil réservé à lui-même, à son épouse et à la délégation qui l’accompagne, qualifiant son séjour en Algérie de chaleureux et profondément fraternel. « Dès notre arrivée sur cette terre bénie, nous avons ressenti la profondeur des liens fraternels et la générosité de l’hospitalité », a-t-il déclaré, donnant une tonalité particulièrement personnelle à cette séquence officielle.
Le président angolais a également mis en avant la portée symbolique de cette visite, estimant qu’elle a permis de raviver un héritage historique commun entre les deux pays, tout en saluant l’ensemble des soutiens apportés par l’Algérie à l’Angola au fil de son histoire.
«Le Président Tebboune est le champion de l’UA»
Dans un registre plus politique, João Lourenço a salué le rôle du président Abdelmadjid Tebboune, qu’il a qualifié de « champion de l’Union africaine dans la lutte contre le terrorisme et toutes les formes d’extrémisme ».
Il a rappelé que l’Algérie est un partenaire historique de l’Angola, avec lequel elle partage des valeurs communes issues des luttes de libération, considérées comme le socle solide d’une relation bilatérale consolidée au fil des décennies.
Le chef de l’État angolais a également évoqué la mémoire coloniale partagée, rappelant que les deux peuples ont fait face à des systèmes qui ont ignoré leurs identités et exploité leurs ressources. Une histoire commune qui, selon lui, impose aujourd’hui une responsabilité collective dans la défense des intérêts africains.
Dans cette dynamique, il a appelé à renforcer davantage la coopération entre Alger et Luanda, estimant que cette proximité politique et historique doit se traduire par une action commune au service du développement du continent africain.
Enfin, João Lourenço a salué l’expérience algérienne dans la lutte contre le terrorisme, la qualifiant de référence importante pour l’Afrique. Selon lui, cette expertise peut contribuer à apporter des réponses concrètes aux défis sécuritaires qui continuent de peser sur plusieurs régions du continent.
Une visite qui dépasse le simple cadre protocolaire et qui réactive, avec force une mémoire commune tout en réaffirmant une convergence stratégique entre deux pays liés par l’histoire et tournés vers les enjeux du continent africain.
G. S. E.
