
Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, M. Kamel Baddari, a indiqué que l’année 2030 représentera «une échéance charnière » pour l’Algérie, en raison de la concrétisation de nombreux projets structurants et des avancées attendues dans plusieurs secteurs stratégiques.
Dans un article intitulé « Algérie 2030: le pays des transformations structurelles », paru mardi 19 mai 2026 dans le quotidien « Le Soir d’Algérie », M. Baddari a souligné que « en Algérie, la perspective de l’année 2030 s’inscrit comme une échéance charnière marquée par l’aboutissement de nombreux travaux et projets structurants inscrits dans les programmes stratégiques du président de la République ».
Selon le professeur émérite des universités, cette échéance constitue également une opportunité de définir de nouvelles orientations fondées sur l’amélioration continue, le renforcement des compétences et le lancement de projets d’envergure.
Depuis l’indépendance, le pays « ne cesse de se réinventer par la connaissance, l’innovation et la science », a-t-il précisé, évoquant la formation d’experts de haut niveau dans les domaines médical, humain, social et politique, le développement de projets informatiques structurés, la création de nombreux instituts technologiques ainsi que l’émergence de compétences dans les sciences exactes.
Ces avancées ont contribué, dès les années 2000, à constituer un « important réservoir » de compétences et une « base solide de savoirs et d’expertises pour le fonctionnement de son économie ». Il a ainsi affirmé que la qualité de l’enseignement et de la recherche est aujourd’hui reconnue aussi bien au niveau régional qu’international.
Le ministre a également souligné le renforcement progressif du lien entre l’université et la société, grâce aux réformes engagées depuis fin 2022, lesquelles favorisent un rapprochement accru entre le monde académique et les réalités socio-économiques.
Il a en outre estimé que « l’échéance de 2030 offre un cadre de réflexion stratégique à la mobilisation des ressources et à l’investissement dans le capital humain, éléments essentiels pour construire un avenir fécond, fondé sur le savoir et l’innovation ».
Dans le domaine de l’intelligence artificielle, M. Baddari a enfin souligné que le principal défi pour l’Algérie consiste à se positionner sur des secteurs stratégiques et à bâtir progressivement un écosystème solide, en affirmant que cela « est possible car le pays possède un vivier de talents en la matière bien formés et des besoins locaux ou l’intelligence matricielle peut avoir un impact direct ».
Dans cette vision à long terme, l’horizon 2030 s’impose ainsi comme un test grandeur nature pour la capacité du pays à transformer son capital humain en levier réel de puissance scientifique, économique et technologique.
Amira Benhizia
