
Des spécialistes américains issus de centres de recherche (think-tanks) spécialisés dans les problématiques sécuritaires et stratégiques ont loué, mardi dernier à Alger, la souveraineté décisionnelle de l’Algérie, ainsi que sa vision globale du développement.
Lors d’une visite à l’Institut national d’études de stratégie globale (INESG) dans le cadre d’une tournée régionale, William F. Wechsler, directeur principal du think tank « Atlantic Council », a affirmé que « la souveraineté de l’Algérie dans son processus décisionnel est admirable».
Il a ajouté que l’Algérie, à l’image de son peuple, est une nation souveraine et indépendante dans ses prises de décision, et « c’est admirable », tout en louant l’overture d’esprit du peuple algérien envers le monde.
Par ailleurs, Basima Alghussein, directrice exécutive du Conseil de la politique du Moyen-Orient (Middle East Policy Council), a félicité l’approche globale de l’Algérie en termes de développement, face aux diverses problématiques qu’elle rencontre.
Elle a mis l’accent sur le fait que La vision algérienne ne se concentre pas uniquement « sur les défis de sécurité et de défense », mais inclut toutes les « problématiques sociétales », notant que l’Algérie et les États-Unis ont des perspectives communes sur plusieurs sujets internationaux. Pour sa part, Hafed Al-Ghewel, du centre de recherche Stimcen, a indiqué que l’expérience algérienne en matière de politiques de sécurité et stratégiques est « un exemple à suivre », ajoutant que l’approche algérienne est louable car elle transcende la poursuite de ses propres intérêts étroits pour prendre en compte ceux de la région . Quant à Romina Bandura, chercheuse principale au Centre américain d’études stratégiques et internationales (CSIS), elle a affirmé que la société algérienne «est jeune et dévelopée », estimant que cette caractéristique positionne l’Algérie comme un pays central non seulement dans la region, mais à l’échelle mondiale. Elle a affirmé que la jeunesse est désormais un élément crucial dans « le processus décisionnel ».
De son côté, Sabina Henneberg, chercheuse principale à l’institut de Washington pour la politique du Proche-Orient , s’est félicitée du«partenariat fructueuse » entre l’Algérie et les États-Unis, précisant que cette collaboration devrait se développer davantage dans les mois et années à venir, particulièrement dans les domaines « de l’éducation, des technologies modernes et de l’intelligence artificielle ».
Lors d’une intervention à l’occasion de ce même événement, Abdelaziz Medjahed, directeur général de l’INESG, a expliqué que le but de cette tournée était de permettre aux experts américains de découvrir le potentiel de l’Algérie et de comprendre sa vision d’avenir dans divers domaines d’activité.
Il a affirmé que le rôle central de l’Algérie, tant au niveau régional qu’international, en fait aujourd’hui « un acteur incontournable dans l’élaboration des politiques et stratégies internationales ».
A la lumière des interventions des experts, une évidence se confirme. Celle qui dit que l’Algérie est un pays souverain, maître de ses décisions stratégiques.
Abir Menasria
