
Depuis le lancement officiel de la campagne pour les élections législatives du 2 juillet prochain, les formations politiques engagées dans la course multiplient meetings populaires, rencontres de proximité et déplacements à travers plusieurs wilayas du pays. Un message commun se dégage clairement : la nécessité de renforcer l’unité nationale, de consolider les institutions de l’État et de mobiliser les électeurs pour l’élection d’une Assemblée populaire nationale forte et représentative.
Au fil des premiers jours de cette campagne, les partis politiques ont adopté des discours convergents autour des priorités nationales. Ils insistent notamment sur la préservation de la cohésion sociale, la poursuite des efforts de développement engagés ces dernières années, ainsi que sur le rôle central du futur Parlement dans la défense des préoccupations citoyennes et l’accompagnement des réformes en cours.
En déplacement dans la wilaya de Tiaret, le secrétaire général du Rassemblement national démocratique (RND), Mounder Bouden, a mis l’accent sur la cohésion nationale, saluant l’attachement des Algériens aux constantes du pays. Il a rappelé que les défis historiques auxquels l’Algérie a fait face rendent aujourd’hui indispensable le rassemblement autour des valeurs communes et de l’intérêt supérieur de la Nation.
Même orientation du côté du Front El Moustakbal. Son président, Fateh Boutbig, lors d’un meeting à Djelfa, a défendu la nécessité de doter le pays d’un Parlement fort, capable d’accompagner le processus de développement national. Il a appelé à une forte participation au scrutin, estimant qu’une institution représentative solide constitue un levier essentiel pour poursuivre la dynamique de construction de “l’Algérie nouvelle”.
À Batna, la présidente de Tajamou Amel El Djazaïr (TAJ), Fatima-Zohra Zerouati, a insisté sur l’importance d’élire des représentants compétents, capables de porter les préoccupations des citoyens au sein de l’hémicycle. Elle a souligné la nécessité d’un travail de proximité afin de renforcer la confiance entre électeurs et candidats.
Le président du Mouvement de la société pour la paix (MSP), Abdelali Hassani Cherif, lors d’un rassemblement à Tipasa, a rappelé que son parti défend un projet politique fondé sur la protection de la patrie, la défense des valeurs nationales et la consolidation de la souveraineté, tout en appelant à accélérer le développement économique face aux mutations internationales.
De son côté, le président de Sawt Echaab, Lamine Osmani, a appelé à une mobilisation citoyenne à Blida, soulignant l’importance d’élire des députés capables de défendre les intérêts des citoyens et leurs préoccupations au sein de la future Assemblée populaire nationale.
À Alger, le premier secrétaire national du Front des forces socialistes (FFS), Youcef Aouchiche, a affirmé que son parti aborde cette échéance avec un programme qualifié d’ambitieux, proposant des alternatives visant à renforcer le processus démocratique et à consolider les institutions représentatives.
Au rythme de l’intensification de la campagne à travers le territoire national, une constante se dessine dans les discours politiques : convaincre les citoyens que les législatives du 2 juillet constituent un rendez-vous majeur pour consolider les institutions de l’État, préserver l’unité nationale et bâtir un Parlement à la hauteur des attentes sociales et économiques du pays.
Alors que les candidats poursuivent leur mobilisation sur le terrain, le scrutin s’impose progressivement comme un moment politique déterminant, où participation populaire, confiance citoyenne et renforcement institutionnel apparaissent comme les principaux enjeux de cette campagne électorale.
Cheklat Meriem
