
L’Algérie accélère le développement dans le domaine de la transplantation d’organes grâce à la mise en place prochaine d’un cadre réglementaire destiné à encadrer cette activité.
L’annonce a été faite, samedi dernier, par le ministre de la Santé, Mohamed Seddik Aït Messaoudene, lors d’une journée d’étude consacrée à cette thématique et organisée à Alger par l’Agence nationale de transplantation d’organes, en coopération avec le Centre national de promotion de la transplantation d’organes tunisien.
Cette rencontre a réuni plusieurs responsables et experts, dont le secrétaire général du Conseil islamique supérieur, la représentante de l’Agence nationale de sécurité sanitaire, le directeur de l’Université des sciences de la santé, ainsi que des spécialistes algériens et tunisiens du secteur. Dans son allocution d’ouverture, le ministre a indiqué que cette journée d’étude constitue une étape stratégique pour le développement du système national de transplantation d’organes et le renforcement de la culture du don en Algérie. Il a également mis en avant la qualité de la coopération entre l’Algérie et la Tunisie dans ce domaine, saluant l’expérience tunisienne, notamment en matière de transplantation d’organes et de coordination hospitalière.
Mohamed Seddik Aït Messaoudene a, par ailleurs, annoncé la publication prochaine de textes réglementaires et pratiques destinés à organiser les opérations de transplantation d’organes à partir de donneurs en état de mort cérébrale. Selon lui, ces dispositions permettront de garantir un cadre juridique et éthique complet, fondé sur la transparence et le respect des droits des donneurs, de leurs familles, des patients et des équipes médicales.
Le ministre a rappelé que l’Algérie a déjà enregistré des avancées significatives dans la transplantation à partir de donneurs vivants, notamment pour les greffes de rein, de foie et de moelle osseuse. Il a souligné que l’Agence nationale de transplantation d’organes poursuit son travail avec les centres agréés afin de réunir les conditions scientifiques et organisationnelles nécessaires au lancement des transplantations à partir de donneurs décédés.
Cette démarche devrait permettre d’élargir les perspectives thérapeutiques et d’offrir davantage d’espoir aux patients en attente d’une greffe. Le ministre a enfin appelé les participants à élaborer des recommandations concrètes pouvant servir de feuille de route pour le développement du système de transplantation d’organes et de coordination hospitalière, tout en contribuant à promouvoir les valeurs de solidarité et de don au sein de la société.
Cheklat Meriem
