
Ces derniers jours, la Kabylie, à l’instar des autres régions du pays, vit au rythme du football et du Mondial américain. Dans les localités environnantes, comme à Tizi-Ouzou, chef-lieu, la population locale reste suspendue aux sorties de la sélection nationale. Qu’elle gagne ou qu’elle perde, qu’il fasse temps clément ou suffoquant, en ces temps de grosses chaleurs, la mobilisation est au rendez-vous à chaque match. C’est au centre-ville de Tizi-Ouzou, à la placette de l’ancienne mairie, baptisée Lamari-Meziane, faisant face au grand jet d’eau, qu’un écran géant a été érigé par la Direction de la jeunesse et des sports de la wilaya. Une foule compacte à chaque fois marque le rendez-vous. Malgré l’horaire très tardif auquel sont diffusés les matchs des Verts, des jeunes, moins jeunes et même d’un certain âge viennent assister au spectacle et encourager l’EN, comme s’ils étaient vraiment au stade. On y vient même à 3h, voire 4h, de quasiment tous les quartiers de la ville, avec chacun, sa chaise, qui son tabouret… pour bien prendre place dans une ambiance bon enfant. Il faut dire que l’encadrement mis en place par la DJS, en présence même de son premier responsable qui prend place au milieu de la foule, et la mobilisation des services de sécurité qui veillent au grain, rassurent suffisamment quant au déroulement de ce spectacle footbalistique dans de bonnes conditions. Que ce soit avant ou après le match, les brigades mobiles de la police multiplient les rondes à travers la ville, histoire d’accompagner, ou de raccompagner les fans de ou vers chez eux dans la quiétude. A l’heure du match, le centre-ville passe pour le cœur de la cité. Il bat au rythme des exploits et parfois des ratages des Verts. On réagit comme dans une vraie tribune. L’ambiance monte, redescend et s’enflamme à nouveau à la moindre prouesse. Une simple pichenette de Mahrez, ou un crochet de Hadj Moussa, laisse vite place à une véritable explosion de joie. Lors de la victoire face à la Jordanie, la fin du match a été suivie d’une véritable liesse qui a réveillé joyeusement la ville dès 6h. Hier encore, ils étaient des centaines de tous les âges à venir pointer là au pied de Chachenaq (la statue), les yeux rivés sur l’écran géant pour soutenir les Verts.
Djaffar C.
