Par G. Salah Eddine
Forte de 248 athlètes engagés dans 27 disciplines, la délégation algérienne aborde la 20e édition des Jeux méditerranéens, prévue à partir de demain et jusqu’au 3 septembre à Tarente, avec l’objectif de confirmer les résultats historiques obtenus à Oran en 2022. Plusieurs champions, dont Kaylia Nemour, Djamel Sedjati, Mohamed Yasser Triki, Jaouad Syoud et Messaoud Dris, seront particulièrement attendus.

Quatre ans après avoir signé à domicile la meilleure performance de son histoire aux Jeux méditerranéens, l’Algérie revient sur la scène régionale avec une ambition claire : ne pas laisser Oran-2022 au rang de simple parenthèse.
Pour cette 20e édition, organisée du 21 août au 3 septembre à Tarente, en Italie, l’Algérie sera représentée par une délégation de 248 athlètes, dont 151 messieurs et 97 dames, engagés dans 27 disciplines. Avec une moyenne d’âge de 24,7 ans, cette équipe mêle sportifs expérimentés et jeunes représentants appelés à découvrir pour la première fois l’un des principaux rendez-vous multisports du Bassin méditerranéen.
Le défi s’annonce néanmoins relevé. Le niveau de la compétition ne cesse de progresser et les performances réalisées à Oran ont placé la barre particulièrement haut.
«La mission ne sera pas facile», a reconnu le président du Comité olympique et sportif algérien (COA), Abderrahmane Hammad, lors de la conférence de presse organisée avant le départ de la délégation, mettant en avant la qualité de la concurrence et l’évolution constante du niveau des Jeux.
Pour le responsable du COA, l’édition d’Oran constitue toutefois une référence importante, aussi bien par les résultats obtenus que par l’ampleur de la participation algérienne.
«Pour les athlètes prenant part pour la première fois à ce rendez-vous, ces Jeux constitueront également une occasion d’acquérir de l’expérience et de se mesurer à des sportifs de haut niveau», a-t-il ajouté.
Les individualités Algériennes
Si la délégation compte sur une dynamique collective, plusieurs disciplines individuelles concentreront une grande partie des attentes algériennes.
La gymnastique sera notamment scrutée avec la présence de Kaylia Nemour, championne olympique, tandis que l’athlétisme pourra compter sur Djamel Sedjati, spécialiste du 800 mètres, et Mohamed Yasser Triki, engagé au triple saut.
La natation sera représentée par Jaouad Syoud, alors que le judo pourra s’appuyer sur Messaoud Dris. Ces athlètes figurent parmi les principaux atouts de la délégation algérienne, aux côtés de plusieurs représentants confirmés dans leurs disciplines respectives.
Le COA compte, entre autres, sur l’athlétisme, la gymnastique et la boxe pour permettre à l’Algérie de décrocher de «bons résultats» dans une compétition où la moindre erreur peut rapidement se payer au prix fort.
L’athlétisme sera d’ailleurs l’une des délégations les plus fournies avec 17 représentants, dont deux dames. Le tir sportif alignera également 17 athlètes, dont six dames, devant les luttes associées avec 14 participants, dont cinq dames, et la boxe avec 12 pugilistes, dont six dames.
Le judo et la gymnastique compteront chacun 12 athlètes, respectivement quatre et six dames. L’escrime sera représentée par 11 athlètes, dont cinq dames, tandis que le karaté alignera dix représentants, dont quatre dames.
L’aviron, le badminton et le cyclisme compteront chacun huit athlètes, tandis que la pétanque sera représentée par huit joueurs, dont trois dames. Le canoë-kayak alignera sept athlètes, dont trois dames.
La délégation algérienne participera également aux épreuves de tennis de table, avec six athlètes, de natation, avec cinq, de raffa, avec quatre représentants dont deux dames, ainsi que de taekwondo, avec quatre athlètes dont deux dames. L’haltérophilie et le roller/skateboard compteront chacun trois représentants.
Les sports collectifs seront également présents à Tarente avec quatre disciplines.
Le handball sera représenté par les sélections masculine et féminine, pour un total de 28 athlètes. Le volley-ball alignera lui aussi ses deux équipes nationales, avec 24 représentants.
En basket 3×3, les sélections masculine et féminine compteront 17 athlètes, tandis que l’Algérie sera représentée en football par sa sélection masculine U21, composée de 18 joueurs.
Cette présence dans les sports collectifs complète une délégation dont la diversité constitue l’un des principaux atouts, même si les principales ambitions de médailles devraient se concentrer sur plusieurs disciplines individuelles.
La délégation algérienne sera conduite par Zoubida Bouyacoub. Lors de la cérémonie d’ouverture, prévue le 21 août, l’honneur de porter le drapeau national reviendra à l’escrimeuse Zahra Kahli et au volleyeur Mohamed Walid Abi Ayad.
Pour l’Algérie, Tarente sera aussi l’occasion de mesurer la solidité des progrès réalisés depuis quatre ans. À Oran, en 2022, la délégation algérienne avait signé son meilleur bilan dans l’histoire de sa participation aux Jeux méditerranéens, avec 53 médailles, dont 20 en or, 17 en argent et 16 en bronze. Une performance qui lui avait permis de terminer à la quatrième place du classement général, soit le meilleur classement algérien jamais enregistré dans cette compétition.
Le bilan historique algérien est également conséquent. Depuis sa première participation à Tunis en 1967, l’Algérie a remporté 293 médailles, dont 86 en or, 76 en argent et 131 en bronze.
Ces chiffres donnent une mesure de l’enjeu de Tarente. L’objectif n’est pas nécessairement de reproduire à l’identique le bilan d’Oran, réalisé dans un contexte particulier avec l’avantage du terrain, mais de confirmer que la performance de 2022 s’inscrivait dans une progression plus durable du sport algérien.
Le rendez-vous italien constituera donc un nouveau test pour le sport algérien. Avec 248 athlètes, plusieurs champions de premier plan et une présence dans un large éventail de disciplines, l’Algérie dispose des arguments pour jouer les premiers rôles.
