
Condoléances, présence sur le terrain, mobilisation des ministres, secours, soins, recensement des dégâts et indemnisation : face aux catastrophes, la réponse des pouvoirs publics s’inscrit désormais dans une logique d’intervention rapide et de prise en charge globale. Sous la conduite du président Abdelmadjid Tebboune, l’État entend transformer la gestion des crises en une véritable chaîne de solidarité et d’action publique, de l’urgence aux premières étapes de la reconstruction.
Lorsqu’une catastrophe frappe, les premières heures sont souvent les plus difficiles. Incendies de forêt, inondations, intempéries ou autres événements naturels mettent brutalement à l’épreuve les populations et les infrastructures. Mais derrière l’urgence se pose également une autre question : celle de la capacité de l’État à réagir, à secourir, à accompagner et, surtout, à rester aux côtés des familles une fois le danger passé.
En Algérie, cette question occupe une place de plus en plus importante dans l’action publique. Les dernières vagues d’incendies qui ont touché plusieurs wilayas du pays en ont encore donné une illustration. Dès l’annonce des décès, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a adressé ses condoléances aux familles des victimes, marquant ainsi, au plus haut niveau de l’État, la solidarité de la Nation avec celles et ceux frappés par le drame. Mais la réaction présidentielle ne s’est pas limitée au message de compassion. Dans les heures qui ont suivi, la mobilisation institutionnelle s’est traduite par une présence directe sur le terrain.
LES CONDOLÉANCES, PREMIER GESTE DE L’ÉTAT
Dans les situations de catastrophe, le temps de l’émotion est également celui où se mesure la présence de l’État. Présenter les condoléances aux familles endeuillées constitue bien davantage qu’un geste protocolaire : c’est l’expression de la solidarité nationale envers des citoyens confrontés à une épreuve exceptionnelle. Lors des incendies de juillet dernier, le ministre de l’Intérieur, Saïd Sayoud, s’est ainsi rendu, sur instruction du président de la République, dans plusieurs wilayas touchées afin de présenter les condoléances aux familles des victimes et de les accompagner dans cette épreuve. À Guelma comme à Sétif et Tlemcen, cette présence ministérielle a matérialisé la volonté de l’État de ne pas laisser les familles seules face au drame. Ce déplacement des responsables gouvernementaux dans les zones sinistrées traduit une approche qui ne veut pas confiner la gestion des catastrophes aux bureaux de l’administration centrale. Le terrain devient le lieu où les décisions doivent être constatées, expliquées et, autant que possible, mises en œuvre.
DU BUREAU AU TERRAIN : LA RÉPONSE EN TEMPS RÉEL
Face à un incendie ou à une catastrophe naturelle, chaque heure compte. C’est pourquoi la mobilisation ne concerne pas un seul secteur. Intérieur, Protection civile, Santé, Solidarité nationale, Collectivités locales et autres services concernés sont appelés à intervenir de manière coordonnée.
Le 22 juillet, alors que des feux touchaient notamment la commune de Seraïdi à Annaba, le ministre de l’Intérieur s’était rendu sur place, accompagné d’une délégation ministérielle et du directeur général de la Protection civile, afin de suivre les opérations d’extinction, la mobilisation des équipes et la prise en charge des sinistrés.
Cette présence sur le terrain répond à une logique claire : ne pas attendre la fin de la crise pour évaluer ses conséquences. Il s’agit de suivre simultanément les opérations de secours, la situation des populations et les besoins immédiats. La même démarche s’est retrouvée lors des incendies ayant touché plusieurs wilayas à la fin août. Chargé par le président de la République, le Premier ministre Sifi Ghrieb s’est rendu à Jijel pour suivre les opérations d’intervention et d’extinction, mais aussi pour s’enquérir de l’état des blessés et des conditions de prise en charge des sinistrés.
UNE PRISE EN CHARGE QUI NE S’ARRÊTE PAS AUX SECOURS
L’un des enseignements majeurs de ces épisodes est que la gestion d’une catastrophe ne peut pas se limiter à l’extinction d’un incendie ou à l’évacuation des personnes en danger.
Une fois l’urgence passée commence une deuxième bataille : recenser les dégâts, identifier les familles touchées, évaluer les pertes, rétablir les services essentiels et accompagner les personnes qui ont perdu une partie de leurs biens ou de leurs moyens de subsistance.
C’est précisément dans cette phase que les instructions présidentielles prennent toute leur portée.
À la suite des incendies de juillet, le Président Tebboune avait chargé la délégation gouvernementale de rassurer les citoyens sur la réalisation rapide du recensement des dégâts et le lancement des mesures d’indemnisation.
L’objectif annoncé était de permettre la régularisation de la situation des sinistrés avant la rentrée sociale.
Quelques semaines plus tard, la mise en œuvre de cette démarche s’est poursuivie avec l’annonce du début, à partir du 18 août, du retrait des décisions relatives aux aides de l’État destinées aux citoyens touchés par les incendies.
Autrement dit, la réponse publique est pensée en plusieurs temps : secourir, soigner, accompagner, recenser, indemniser et reconstruire.
LE PRÉSIDENT AU CENTRE DE LA CHAÎNE DE DÉCISION
Dans cette organisation, le président de la République occupe une place centrale. Son rôle consiste notamment à donner les orientations permettant de mobiliser rapidement les différents départements ministériels et les institutions concernées.
Lors des incendies de fin août, Abdelmadjid Tebboune a de nouveau donné des instructions pour garantir une prise en charge totale des blessés et des sinistrés et répondre, dans les meilleurs délais, aux préoccupations exprimées par les citoyens.
Le Premier ministre a également souligné cette exigence lors de son déplacement à Jijel, affirmant que les instructions présidentielles visaient une prise en charge complète des personnes touchées et une réponse rapide à leurs besoins.
Cette rapidité recherchée n’est pas seulement une question administrative. Dans une situation de crise, elle devient un élément essentiel de la confiance entre les citoyens et les institutions.
LA SOLIDARITÉ COMME POLITIQUE PUBLIQUE
À côté de la mobilisation de l’État, un autre acteur apparaît systématiquement dans les grandes catastrophes : la population elle-même.
L’élan de solidarité populaire accompagne souvent l’action des institutions. Les familles des blessés évacués vers l’hôpital des grands brûlés de Zéralda ont d’ailleurs salué la mobilisation des différentes institutions de l’État, ainsi que la solidarité des citoyens.
Cette complémentarité entre puissance publique et solidarité nationale constitue une caractéristique importante de la réponse aux catastrophes. L’État mobilise ses moyens administratifs, sanitaires, logistiques et financiers ; la société, elle, apporte son soutien humain et matériel.
L’enjeu est donc de faire fonctionner ensemble ces deux dimensions.
PROTÉGER AVANT, INTERVENIR PENDANT, RECONSTRUIRE APRÈS
La répétition des catastrophes naturelles et des incendies impose toutefois de penser au-delà de la seule réaction d’urgence.
Prévenir les risques, renforcer les moyens de la Protection civile, améliorer les capacités d’intervention, protéger les populations vivant dans les zones exposées, moderniser les systèmes d’alerte et renforcer la coordination entre les institutions constituent autant de défis qui s’inscrivent dans la durée.
La catastrophe révèle, en effet, les fragilités d’un territoire, mais elle permet également d’identifier les insuffisances et d’améliorer les dispositifs existants.
Dans cette perspective, la prise en charge des sinistrés ne doit pas être considérée comme une opération ponctuelle. Elle constitue une responsabilité continue : depuis les premières interventions jusqu’au retour à une vie normale.
UNE NOUVELLE CULTURE DE LA GESTION DES CRISES
Les épisodes récents montrent ainsi une évolution dans la manière dont l’État entend gérer les situations exceptionnelles.
Le schéma est désormais clairement identifiable : au sommet, des instructions immédiates ; sur le terrain, des responsables gouvernementaux ; dans les wilayas, les services de secours et les administrations mobilisés ; dans les hôpitaux, la prise en charge des blessés ; auprès des familles, les aides et l’accompagnement ; enfin, dans la phase post-catastrophe, le recensement des dégâts et l’indemnisation.
Cette chaîne d’intervention vise à éviter qu’une famille frappée par un sinistre ne se retrouve confrontée, seule, aux conséquences économiques et sociales de la catastrophe.
DE L’URGENCE À L’APRÈS-CATASTROPHE
C’est finalement dans l’après-catastrophe que se mesure la profondeur de l’engagement public.
Éteindre un incendie est une urgence. Évacuer un blessé est une urgence. Sauver une vie est une urgence.
Mais reconstruire une maison, remplacer un bien détruit, indemniser une famille, rétablir les conditions normales de vie et permettre aux populations sinistrées de reprendre leur quotidien constituent un travail beaucoup plus long.
C’est pourquoi les instructions données par le Président Tebboune insistent également sur la célérité du recensement et de l’indemnisation. Après les incendies de juillet, l’État avait ainsi affiché la volonté de procéder rapidement à l’évaluation des dommages et de régulariser les situations des personnes touchées.
Cette logique traduit une conception de la solidarité nationale dans laquelle l’intervention publique ne s’arrête pas lorsque les flammes sont éteintes.
UNE PROMESSE : NE LAISSER PERSONNE SEUL FACE AU SINISTRE
Derrière les communiqués, les réunions interministérielles et les déplacements officiels, il y a surtout des familles. Des familles qui ont perdu un proche. Des blessés qui doivent être soignés. Des agriculteurs qui voient leurs exploitations touchées. Des habitants qui doivent réparer ou reconstruire. Des citoyens qui attendent des réponses concrètes.
C’est à leur égard que se mesure véritablement l’efficacité d’une politique de gestion des catastrophes.
Les événements de ces derniers mois montrent, à travers les instructions présidentielles et la mobilisation des différents départements de l’État, la volonté d’apporter une réponse qui combine urgence, proximité, accompagnement et indemnisation.
Face aux catastrophes naturelles et aux incendies, la puissance publique ne peut empêcher tous les drames. Elle peut en revanche réduire leur impact, sauver des vies, protéger les populations et accompagner les victimes sur le chemin du retour à la normale.
Et c’est précisément dans ces moments de crise que se mesure la capacité d’un État à être présent : dans l’urgence, dans l’épreuve et surtout après le drame.
Alger 16
