
La nouvelle présidente du Tribunal des conflits, Mme Nassira Dahou, a été installée, hier à Alger, dans ses fonctions, lors d’une cérémonie présidée par le ministre de la Justice, garde des Sceaux, M. Lotfi Boudjemaa, au siège de la Cour suprême.
Cette installation intervient en application du mouvement partiel opéré par le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, dans le corps de la magistrature, le 2 septembre 2026. Ce mouvement avait notamment concerné le Tribunal des conflits, le Conseil d’État, ainsi que plusieurs juridictions à travers le pays.
La cérémonie d’installation de Mme Dahou s’est déroulée en présence de plusieurs hauts responsables, dont le secrétaire général du gouvernement, le ministre, wali de la wilaya d’Alger, le
Directeur général de la Sûreté nationale, le président et le procureur général près la Cour suprême, ainsi que le président et le commissaire d’État près le Conseil d’État. Étaient également présents, le président de la Haute-Autorité de transparence, de prévention et de lutte contre la corruption, ainsi que d’autres responsables d’institutions et de juridictions nationales.
Le Tribunal des conflits occupe une place particulière dans l’organisation judiciaire algérienne, puisqu’il est chargé de trancher les conflits de compétence entre les juridictions de l’ordre judiciaire et celles de l’ordre administratif. Son rôle contribue à garantir une répartition claire des compétences entre les deux ordres de juridiction et à assurer le bon fonctionnement de la justice.
Le mouvement partiel décidé par le président de la République s’inscrit, plus largement, dans le cadre de la réorganisation et du renouvellement de plusieurs postes au sein du corps de la magistrature, notamment au niveau du Conseil d’État, des cours de justice, des parquets généraux près les cours, des tribunaux et des tribunaux administratifs d’appel.
L’installation de la nouvelle présidente du Tribunal des conflits marque une nouvelle étape dans la mise en œuvre de ce mouvement au niveau des hautes juridictions nationales.
Quelques minutes plus tôt, le ministre de la Justice, garde des Sceaux, M. Lotfi Boudjemaa, avait présidé, au siège du Conseil d’État, qui se situe en face du siège de la Cour suprême, la cérémonie d’installation de M. Benahmed Lakhdar dans ses fonctions de président de cette institution. Cette installation, qui s’inscrit elle aussi dans le cadre du mouvement partiel opéré par le président de la République dans le corps de la magistrature, s’est déroulée en présence de plusieurs responsables d’instances nationales.
À travers ces deux nouvelles nominations, le mouvement partiel du 2 septembre poursuit son déploiement au sein des hautes juridictions, avec l’objectif de renforcer leur fonctionnement et d’assurer la continuité de leurs missions au service de la justice.
G. Salah Eddine
