
Le ministre de la Santé, Mohamed Seddik Aït Messaoudene, a présidé une réunion consacrée au bilan de la dernière phase de mise en œuvre de la numérisation des établissements de santé, notamment à travers le déploiement du système du dossier médical électronique, a indiqué mardi dernier un communiqué du ministère.
La réunion, tenue au siège du ministère en présence de hauts responsables de l’administration centrale, de directeurs généraux des Centres hospitalo-universitaires (CHU) et des établissements publics hospitaliers (EPH), ainsi que des directeurs de la santé et de la population (DSP) par visioconférence, a été consacrée à l’évaluation de l’état d’avancement du processus et aux mesures à prendre pour accélérer son déploiement.
À cette occasion, M. Aït Messaoudene a souligné que la numérisation « n’est plus une option ni une mesure secondaire », mais constitue désormais un « pilier essentiel » de la modernisation du système de santé, de l’amélioration des performances des établissements et du renforcement de la qualité des services proposés aux citoyens.
Le ministre a salué, à cet égard, les établissements ayant déjà procédé à la mise en œuvre du système électronique au niveau de leurs services, estimant que les expériences réussies enregistrées sur le terrain constituent des modèles pratiques devant être généralisés à l’ensemble des structures de santé du pays.
Il a appelé les établissements n’ayant pas encore achevé cette opération à tirer profit de ces expériences, à reproduire les pratiques ayant fait leurs preuves et à accélérer la mise en œuvre concrète de la numérisation. Il a précisé que le secteur se trouve désormais dans une phase « de mise en œuvre sur le terrain », après les différentes étapes préparatoires.
Le ministre a également indiqué que les échéances de réalisation du projet ont été précisément définies et a instruit l’ensemble des établissements de santé à achever le processus d’activation du système numérique avec diligence et efficacité au plus tard le 15 novembre 2026.
Après avoir pris connaissance des présentations de plusieurs directeurs d’établissements de santé sur l’état d’avancement du projet, M. Aït Messaoudene a donné une série d’instructions devant être appliquées sans délai.
Celles-ci portent notamment sur la mise à disposition et le déploiement immédiats de l’ensemble des moyens techniques et logistiques nécessaires à l’activation du système numérique, conformément aux orientations et aux calendriers détaillés transmis par les directions centrales du ministère.
Le ministre a également ordonné la désignation, au niveau de chaque établissement de santé, d’un responsable permanent chargé du suivi du processus de numérisation. Celui-ci devra assurer une liaison directe avec les directions centrales du ministère et établir des rapports hebdomadaires détaillés sur l’état d’avancement de l’opération.
Dans le même cadre, il a instruit chaque établissement d’élaborer «une feuille de route claire et contraignante » détaillant les différentes étapes nécessaires à l’activation complète du système numérique et précisant les responsabilités, ainsi que les échéances à respecter.
Le délai fixé au 15 novembre 2026 a été présenté comme définitif, le ministre insistant sur la nécessité de respecter cette échéance sans report ni prolongation.
Des moyens supplémentaires mobilisés
M. Aït Messaoudene a, par ailleurs, fait savoir que le budget supplémentaire alloué au secteur de la santé a été notamment orienté vers le soutien aux efforts de numérisation et la mise à disposition des ressources nécessaires à la réalisation du projet.
Il a souligné que l’État avait mobilisé les moyens matériels, humains et techniques nécessaires à la réussite de cette opération, appelant les responsables des établissements à assurer leur utilisation optimale et à accélérer le passage à la mise en œuvre effective. Afin de renforcer la coordination entre les différentes structures, le ministre a également invité les établissements ayant achevé le déploiement du système numérique à accompagner ceux qui accusent encore du retard. Le partage d’expérience, l’assistance technique et l’échange de compétences devront ainsi contribuer à accélérer le processus et à garantir son achèvement dans les délais fixés.
Par ailleurs, à l’occasion de la rentrée universitaire, le ministre de la Santé a donné une série de directives visant à « renforcer le dialogue et la concertation avec les partenaires sociaux » et à poursuivre les efforts en faveur de l’amélioration des conditions professionnelles et sociales des personnels du secteur de la santé.
Il a insisté sur la nécessité de poursuivre le travail avec responsabilité et rigueur, tout en renforçant la coordination entre les différents acteurs afin d’améliorer la performance des établissements et la qualité de la prise en charge des citoyens.
En clôture de la réunion, le ministre a exprimé sa reconnaissance à l’ensemble des professionnels du secteur de la santé, saluant notamment l’engagement des médecins, des personnels paramédicaux, des administrateurs et de l’ensemble des agents ayant contribué à la prise en charge des citoyens et à la gestion des conséquences des incendies ayant dernièrement touché plusieurs régions du pays.
Abir Menasria
