
Constantine (Qacentina, en arabe algérien Ksentina) est une commune du nord-est de l’Algérie, chef-lieu de la wilaya de Constantine.
Constantine, l’une des plus anciennes cités du monde, est une ville importante dans l’histoire méditerranéenne. Anciennement Cirta, capitale de la Numidie de 300 av. J.-C à 46 av. J.-C, elle passe sous domination romaine par la suite. C’est à l’empereur Constantin Ier qu’elle doit son nom actuel depuis 313.
Constantine est également surnommée la « ville des ponts suspendus », « ville du vieux rocher », «ville des oulémas », aussi « ville des aigles » ou bien « ville du malouf », variante constantinoise de la musique arabo-andalouse. Elle est considérée comme la capitale de l’est du pays.
En 2015, la ville de Constantine est capitale arabe de la culture, deuxième ville d’Algérie à être choisie pour organiser cet événement après Alger, en 2007.
Bâtie sur un éperon rocheux spectaculaire entaillé par les gorges profondes du Rhummel, l’Antique Cirta, capitale de la Numidie, impressionne par sa majesté, son architecture vertigineuse et son héritage arabo-andalou raffiné. C’est la capitale culturelle incontournable de l’Est algérien.
1 Tradition & culture
La musique malouf : Véritable âme de Constantine, le malouf est un précieux héritage de la musique arabo-andalouse. Porté par le son du violon, du luth (oud) et du kanoun, ce répertoire poétique raffiné rythme les fêtes, les mariages et les soirées de la ville.
La gandoura de velours (qatifa) et la broderie au majboud : Symbole du luxe citadin, la tenue traditionnelle féminine de Constantine est confectionnée dans un velours sombre (souvent pourpre, vert ou noir) et entièrement brodée à la main au fil d’or (majboud ou telli) avec des motifs floraux.
2 Patrimoine historique
Le palais Ahmed-Bey :
C’est un chef-d’œuvre de l’architecture arabo-ottomane du XIXe siècle, érigé entre 1826 et 1835 par le dernier bey de la ville, Hadj Ahmed Bey. Dernier joyau de l’époque ottomane en Algérie, cet ensemble majestueux s’étend sur plus de 5.600 m² autour de cours intérieures verdoyantes, de jardins suspendus ornés de palmiers et de coursives bordées d’arcades. Les galeries du palais sont célèbres pour leurs fresques peintes d’une grande valeur historique, retraçant les voyages d’Ahmed Bey en Orient et ses campagnes militaires, ainsi que pour leurs faïences polychromes, leurs marbres sculptés et leurs boiseries ciselées. Il est aujourd’hui transformé en Musée national public des arts et expressions culturelles traditionnelles.
3 Saveurs locales
La Djouzia : L’emblématique confiserie artisanale de la ville, préparée à base de miel pur de montagne, de blanc d’œuf monté en neige et de noix concassées. Sa texture fondante et sa saveur boisée en font le cadeau incontournable ramené par les visiteurs.
Découverte de la semaine
Le pont Sidi M’Cid
Appelé aussi le pont suspendu, il est le plus impressionnant des ponts. Inauguré le 19 avril 1912, long de 160 m, il s’élève à 175 m au-dessus des eaux de l’ouet Rhumel. Véritable signature architecturale de Constantine, les ponts suspendus franchissent avec une audace spectaculaire le ravin vertigineux des gorges du Rhummel, taillé à plus de cent mètres de profondeur. Érigés pour relier les rochers escarpés de la vieille cité à la ville moderne, ces ouvrages d’art d’exception — à l’instar du célèbre pont Sidi M’Cid ou de la passerelle Perregaux — offrent aux promeneurs des sensations fortes et une vue panoramique inégalée sur l’abîme et les montagnes environnantes. Entre prouesse d’ingénierie et symbole poétique du lien, ces géants de fer et de pierre façonnent l’identité unique de Constantine et lui valent son surnom emblématique de « ville des ponts suspendus
