
Le ministre de l’Industrie, Farid Kourtel, a rencontré samedi dernier à Alger des représentants d’entreprises algériennes impliquées dans la fabrication automobile. La réunion a porté sur les moyens d’accélérer la localisation de la production des composants en plastique et de renforcer l’intégration nationale, a indiqué un communiqué du ministère.
La localisation des composants automobiles s’impose progressivement comme l’un des principaux leviers de développement d’une véritable filière industrielle nationale. C’est dans cette perspective que le ministre de l’Industrie a tenu une réunion de travail avec les principaux responsables du secteur et des représentants d’entreprises activant dans la fabrication automobile.
Les discussions ont porté sur les mécanismes permettant de développer une filière automobile nationale plus intégrée, conformément à la stratégie de l’État visant à renforcer la production locale, développer la sous-traitance et élargir progressivement la fabrication nationale des composants et pièces détachées. Au cours de cette rencontre, le ministre a donné des instructions pour accélérer la coordination avec General Plastic Injection (GPI), implantée à Tissemsilt et filiale du groupe ACS, afin d’assurer la fabrication des composants en plastique destinés aux différentes usines automobiles.
Dans ce cadre, les fabricants automobiles seront chargés de fournir les moules nécessaires à la fabrication des composants. Cette démarche doit permettre à GPI d’adapter sa production aux besoins de chaque usine et de garantir la disponibilité des pièces sur le marché national. L’initiative a été favorablement accueillie par les opérateurs présents à la réunion, qui se sont engagés à fournir les moules nécessaires. Cette étape doit permettre à GPI de lancer dans les meilleurs délais la production des composants en plastique destinés à leurs usines.
Le ministre a, à cette occasion, réaffirmé l’engagement de son département à accompagner et faciliter ce processus dans le cadre de la stratégie de l’État visant à renforcer la production nationale, à accroître le taux d’intégration locale et à poser les bases d’une filière automobile nationale complète.
Au-delà de la seule production de pièces plastiques, cette démarche s’inscrit dans une dynamique plus large de structuration de l’écosystème automobile algérien, avec l’ambition de développer progressivement un réseau de sous-traitants capables de répondre aux besoins des constructeurs implantés dans le pays.
Abir Menasria
