
Mardi dernier à Doha, le député Amar Zoubir Saidi a exposé l’expérience de l’Algérie en matière de lutte contre la corruption, en insistant sur le rôle clé du Parlement dans le renforcement de la prévention de ce fléau, a indiqué un communiqué de l’Assemblée populaire nationale (APN). Cette présentation s’est déroulée lors d’une réunion conjointe consacrée à la coopération entre les Parlements arabes et les autorités de contrôle. M. Saidi a ainsi souligné que la stratégie algérienne reposait sur une démarche institutionnelle globale, érigée en priorité dans le cadre des réformes menées sous l’impulsion du président de la République, Abdelmadjid Tebboune. M. Saidi a, par ailleurs, précisé que la démarche algérienne ne se résumait pas à la répression, mais reposait sur un dispositif global, à la fois préventif et dissuasif. Saluant les efforts de modernisation des outils juridiques et de contrôle, il a mis en avant la place centrale qu’occupe l’APN dans l’enrichissement de la législation anticorruption et le suivi des politiques publiques. Le parlementaire a également insisté sur l’importance d’ancrer une culture de l’intégrité, de simplifier les démarches administratives et d’accélérer la numérisation, autant de leviers indispensables pour lutter contre la corruption en amont. Face à la dimension transfrontalière de ce fléau, il a plaidé pour une coopération régionale et internationale renforcée, faisant de l’échange d’expertises un impératif stratégique. Dans cette perspective, le député a rappelé que l’Algérie privilégiait activement le dialogue parlementaire, tant à l’échelle arabe qu’internationale, pour promouvoir la bonne gouvernance et l’intégrité. Il a souligné que les Parlements avaient un rôle moteur à jouer dans le partage des meilleures pratiques, la modernisation des législations et le renforcement des partenariats avec les instances régionales et mondiales spécialisées. Le parlementaire algérien a conclu son intervention en mettant en relief « la nécessité de développer les relations entre les Parlements arabes et les organes de lutte contre la corruption pour aboutir à des résultats concrets ». Cela se fera, selon lui, à travers « le renforcement de la législation, le développement des mécanismes de contrôle parlementaire, l’échange d’expertises, l’appui à l’indépendance des instances spécialisées, l’encouragement de la numérisation et de la transparence et l’élargissement de la coopération parlementaire arabe en la matière ».
Cette session s’est tenue dans le cadre des travaux de la 6e Conférence des États parties à la Convention arabe de lutte contre la corruption, placée sous l’égide de la Ligue arabe.
Zineb Bouzid
Séance de travail entre la HATPLC et son homologue koweïtienne
Une délégation de la Haute-Autorité de transparence, de prévention et de lutte contre la corruption (HATPLC), conduite par le président par intérim de la Haute-Autorité, M’Hamed Djellaoui, a tenu une séance de travail à Doha (Qatar) avec la présidente de l’Autorité générale de lutte contre la corruption de l’Etat du Koweït, Rana Abdullah Al-Fares, a indiqué hier un communiqué de la HATPLC. La rencontre, tenue à l’invitation de l’Autorité koweïtienne, en marge des travaux de la 6e Session de la Conférence des Etats parties à la Convention arabe de lutte contre la corruption, a été l’occasion de « passer en revue les principaux projets et programmes mis en œuvre par la Haute-Autorité dans le domaine du renforcement de la transparence, de la prévention et de la lutte contre la corruption, notamment les axes de la Stratégie nationale de transparence, de prévention et de lutte contre la corruption, ainsi que de présenter l’expérience algérienne en la matière ». Les deux parties ont également échangé « les vues et les expériences dans les domaines du contrôle » et passé en revue « les principaux projets et initiatives réalisés ou en cours de mise en œuvre par les deux parties, permettant ainsi de tirer mutuellement parti des expertises et des meilleures pratiques ». La rencontre a, en outre, porté sur « les moyens de développer la coopération bilatérale et d’élargir le domaine de la formation et de l’échange d’expertises », en vue de renforcer la coordination entre les deux institutions, de soutenir les efforts conjoints visant à promouvoir les valeurs d’intégrité et de transparence et de développer les mécanismes de prévention et de lutte contre la corruption. La rencontre s’est déroulée en présence de l’ambassadeur d’Algérie au Qatar, Salah Attia, et du cadre de la Haute-Autorité, M. Hazil Haroun, conclut le communiqué. APS
