
La Cour constitutionnelle participe, à Ankara, aux travaux de la 14e édition de l’université d’été du Centre d’entraînement et de développement des ressources humaines de l’Association des cours constitutionnelles asiatiques et institutions équivalentes, consacrée aux « principes fondamentaux relatifs à la limitation des droits et libertés », a indiqué dimanche dernier un communiqué de la Cour.
Cette participation intervient à l’invitation de la Cour constitutionnelle turque, la Cour constitutionnelle algérienne étant représentée à cette université d’été par les membres Ammar Abbas et Ammar Boudiaf, accompagnés de deux cadres. Le programme de cette université d’été, dont les travaux se poursuivront jusqu’à vendredi prochain, est destiné « aux juges et experts juridiques, ainsi qu’aux juges assistants et conseillers juridiques issus de différentes cours ou institutions constitutionnelles et institutions équivalentes ». Il constituera, selon la même source, « un espace approprié pour examiner les moyens de favoriser l’échange d’informations et d’expériences et d’assurer une exploitation optimale des contenus analytiques présentés ». A cette occasion, M. Ammar Abbas présentera une intervention intitulée : « La place des droits et libertés fondamentaux dans la Constitution algérienne de 2020 et les règles encadrant leur organisation et leur exercice ».
Il y exposera les spécificités de la Constitution de 2020, considérée comme « une Constitution des droits et libertés par excellence, en ce qu’elle consacre l’ensemble des générations des droits de l’Homme, allant des droits civils et politiques aux droits économiques, sociaux, culturels et environnementaux, ainsi qu’au développement durable, jusqu’aux droits de la quatrième génération liés à la révolution technologique et numérique ».
Dans ce cadre, M. Ammar Abbas mettra en lumière « le cadre constitutionnel régissant ces droits et leur exercice, notamment les dispositions de l’article 34, qui empêchent leur limitation arbitraire, d’une part, et assurent un équilibre entre l’exercice des libertés et l’intérêt général, d’autre part », précise le communiqué.
APS
