
Le prix Nobel de la paix a été décerné vendredi à la juriste sud-africaine Navanethem « Navi » Pillay, âgée de 85 ans, en reconnaissance de ses efforts pour promouvoir la paix et le droit international. Navi Pillay a notamment présidé la commission d’enquête indépendante de l’ONU sur la Palestine, chargée d’enquêter sur les violations du droit international dans le contexte du génocide sioniste dans la bande de Ghaza, depuis le 7 octobre 2023.
« La lauréate de cette année a joué un rôle déterminant pour garantir que les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité et le génocide fassent l’objet de poursuites judiciaires », a indiqué le comité Nobel dans un communiqué, qui a salué son « courage » et « intégrité » exceptionnels.
« Dans une époque marquée par des défis existentiels – notamment un nombre de guerres et de conflits que le monde n’avait pas connu depuis longtemps – le droit international n’est plus seulement un complément à la paix et à la sécurité. C’est une nécessité absolue », a ajouté le jury.
Jeune avocate d’origine indienne dans l’Afrique du Sud de l’apartheid, devenue juge et Haut-commissaire aux droits de l’homme à l’ONU (2008-2014), Mme Pillay a l’art de traiter des dossiers difficiles. Sa carrière l’a menée des cours sud-africaines, où elle a défendu les activistes anti-apartheid et obtenu des droits cruciaux pour les prisonniers politiques, au Tribunal pénal international pour le Rwanda, en passant par la Cour pénale internationale (CPI). Elle a présidé la commission chargée par le Conseil des droits de l’homme de l’ONU d’enquêter sur les atteintes aux droits en Palestine occupée. Le Nobel de la paix à Navi Pillay témoigne « de la nécessité et de la valeur » des droits humains, a salué, immédiatement après l’annonce, l’ONU.
