
L’Algérie a exprimé, mardi dernier à New York, par l’intermédiaire de son représentant permanent auprès des Nations unies,
M. Amar Bendjama, sa «grande inquiétude» face à la situation dans les territoires palestiniens occupés et aux souffrances continues subies par le peuple palestinien en raison de l’occupation sioniste.
Dans son intervention lors d’un briefing annuel du Conseil de sécurité des Nations unies sur la coopération entre l’ONU et l’Union européenne (UE), dans le cadre de l’ordre du jour relatif à la «Coopération entre l’ONU et les organisations régionales et sous-régionales pour le maintien de la paix et de la sécurité internationales», M. Bendjama a souligné que l’Algérie est «fortement préoccupée» par la situation dans les territoires palestiniens occupés et «par les souffrances continues infligées aux civils palestiniens», saluant «les efforts de l’UE pour alléger ces souffrances, ainsi que son engagement en faveur d’une solution juste et durable à la question palestinienne, conformément aux références internationalement reconnues», en l’occurrence la mise en œuvre de la solution à deux Etats.
La réunion de mardi dernier se tient «alors que le monde fait face à des crises multiformes et interconnectées exigeant une réponse coordonnée et multilatérale», a-t-il poursuivi, soulignant que «le niveau de complexité de ces défis met en évidence la nécessité d’une coopération renforcée entre les Nations unies et les organisations régionales, comme le prévoit le chapitre VIII de la Charte des Nations unies».
Évoquant la coopération entre l’Union africaine (UA) et l’Union européenne (UE), M. Bendjama a souligné qu’elle «constitue toujours la pierre angulaire de nos efforts communs face aux crises et pour la construction d’une paix durable», se félicitant du soutien continu de l’Union européenne aux opérations de maintien de la paix de l’UA, tout en l’appelant à poursuivre ces efforts en faveur de ces initiatives essentielles, qui permettent de relever les défis sécuritaires en Afrique.
S’agissant de la crise ukrainienne,
M. Benjamaa a souligné «l’importance de privilégier la voie diplomatique et de réunir les conditions propices à un dialogue inclusif et constructif entre les parties, en vue de parvenir à une solution négociée au conflit, fondée sur les objectifs et principes de la Charte des Nations unies et répondant aux préoccupations sécuritaires légitimes de toutes les parties».
A. Ryad
