
Les travaux de la réunion régionale d’Alger du projet CO-CAT, visant le renforcement des capacités des universités africaines en matière de recherche sur l’adaptation au changement climatique, ont pris fin jeudi dernier avec un appel à davantage de synergie entre les institutions participantes, pour renforcer l’expertise africaine et favoriser l’émergence d’un leadership continental dans ce domaine. Organisée par l’Association des universités africaines (AUA), au niveau de l’Université des sciences et de la technologie Houari-Boumediene (USTHB), cette rencontre de trois jours a regroupé des représentants de 16 universités du continent, afin d’examiner les résultats de la phase pilote d’un outil d’évaluation des capacités organisationnelles axé sur le climat, développé dans le cadre de ce projet. Dans une déclaration à la presse à l’issue des travaux, le recteur de l’USTHB, Djamel Eddine Akretche, a appelé à « créer une interconnexion entre les universitaires africains, à même de favoriser l’échange d’expériences et de promouvoir la recherche scientifique sur les questions environnementales auxquelles fait face le continent, notamment l’impact des changements climatiques ». « L’Afrique doit se prendre en charge en favorisant des solutions africaines à ses problèmes et cela ne peut se faire sans une meilleure synergie entre ses universités », a indiqué le recteur, rappelant les efforts de l’Algérie en direction de sa profondeur africaine, notamment en matière de connectivité et de mobilité, à travers le lancement de nouvelles lignes aériennes, la dorsale africaine à fibre optique et la route transsaharienne, entre autres, qui permettront de soutenir cette orientation. Le recteur de l’USTHB a rappelé, à cette occasion, que les universités algériennes, qui accueillent des étudiants de diverses nationalités africaines, restent disposées à accueillir des manifestations scientifiques, des stages, des travaux de recherche ou des projets dans le domaine du climat, en collaboration avec les autres universités africaines. De son côté, le représentant de la Direction générale de la recherche scientifique et du développement technologique (DGRSDT), Mohamed Loucif Seiad, a mis en avant les efforts consentis par l’Algérie pour « atténuer l’impact des changements climatiques », citant, entre autres, la réhabilitation du Barrage vert, avec la plantation de trois millions d’arbres, ainsi que la réalisation de 19 stations de dessalement qui ont permis de renforcer la couverture des besoins en eau potable. Pour rappel, le projet CO-CAT (Climate Adaptation Research Focused Organisational Capacity Assessment Tool) est une initiative panafricaine lancée dans le cadre du programme CLARE (Climate Adaptation and Resilience), menée sur une période de 24 mois, de janvier 2025 à décembre 2026.
aps
