
À l’occasion de la Journée nationale de l’émigration et du 65ᵉ anniversaire des massacres du 17 Octobre 1961 à Paris, l’Office national de la culture et de l’information (ONCI) organise un programme culturel riche et varié dans ses différents espaces à travers le pays, a indiqué l’établissement dans un communiqué.
Inscrite dans le devoir de mémoire, cette programmation vise à rappeler les sacrifices consentis par le peuple algérien pour recouvrer sa liberté et son indépendance. À travers cette initiative, l’ONCI entend « rendre hommage aux immenses sacrifices consentis par les Algériens pour la liberté et l’indépendance».
Le programme accorde une place particulière à la réflexion et à la transmission de l’histoire. Des rencontres intellectuelles et des débats thématiques sont ainsi prévus, « animés par des universitaires et des chercheurs », afin de revenir sur la portée historique de cette date et d’éclairer le public sur les événements qui ont marqué cette page de la mémoire nationale.
Les conférences et tables rondes mettront notamment en lumière « les dimensions historiques et humaines des massacres du 17 Octobre 1961 ». Elles permettront également de revenir sur l’engagement de la communauté algérienne établie à l’étranger et sur sa contribution à la lutte pour l’indépendance. Les intervenants aborderont ainsi le rôle des émigrés algériens dans « le soutien à la Révolution pour l’indépendance nationale et la promotion de la cause algérienne sur la scène internationale ».
Au-delà des échanges et des débats, l’ONCI fait également appel aux arts pour transmettre cette mémoire et la rapprocher du public. La programmation prévoit notamment « des soirées poétiques et diverses expositions consacrées aux principaux événements liés à cette commémoration nationale ».
Les expositions réuniront des photographies, des ouvrages, des documents d’archives et des témoignages historiques. Ces supports contribueront à retracer les grandes étapes de la lutte nationale et à transmettre aux jeunes générations l’héritage de celles et ceux qui se sont mobilisés pour l’indépendance. L’objectif est de « retracer les luttes et les sacrifices des émigrés algériens, tout en contribuant à renforcer la conscience historique des jeunes générations et leur attachement à la mémoire nationale ».
La création artistique figure également parmi les temps forts de cette commémoration. « Dans ce cadre, un spectacle de conte révolutionnaire intitulé Des gloires depuis la nuit des temps, proposé par l’association Es’ Sitar El Dhahabi de Mostaganem, est également au programme », offrant une autre forme de transmission de l’histoire nationale, à travers le récit et l’expression artistique.
À travers cette initiative, l’ONCI entend faire de la culture un vecteur de mémoire et de transmission entre les générations. En associant rencontres scientifiques, expositions et spectacles, l’Office contribue à préserver les repères historiques de la Nation et à renforcer les valeurs de citoyenneté, d’appartenance nationale et de fidélité aux sacrifices des martyrs. Zineb Bouzid