
Le secteur de la santé bénéficiera de moyens financiers et humains supplémentaires en 2027. Présentant, lundi dernier, devant la Commission des finances et du budget de l’Assemblée populaire nationale (APN), les grandes lignes du budget de son département, le ministre de la Santé, Mohamed Seddik Aït Messaoudene, a annoncé une hausse de 8,64 % des crédits de paiement, ainsi que l’ouverture de 28 329 nouveaux postes budgétaires dans le cadre du projet de loi de finances (PLF) 2027.
En présence de la ministre des Relations avec le Parlement, Nadjiba Djilali, le ministre a souligné que les crédits alloués à son secteur traduisaient « l’engagement du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, à poursuivre le soutien au système national de santé, à renforcer ses capacités humaines et matérielles et à améliorer la qualité des prestations médicales, à travers le développement des structures de santé, la disponibilité des médicaments, des vaccins et des équipements médicaux, ainsi que le soutien aux ressources humaines et le renforcement des programmes de prévention et de formation ».
Au titre du PLF 2027, le budget de la santé s’élève à « 1.138,72 milliards de DA en crédits de paiement et à 1.111,83 milliards de DA en autorisations d’engagement », soit une progression respective de « 8,64 % et de 7,05 % par rapport à l’année précédente ».
Cette enveloppe place le secteur au cinquième rang des affectations budgétaires de l’État, a précisé le ministre. À ces crédits s’ajoutent des financements complémentaires destinés à des besoins spécifiques, notamment à travers le Fonds de lutte contre le cancer et le Fonds des urgences, des activités et des soins médicaux.
L’effort budgétaire s’accompagne d’un renforcement des ressources humaines, avec l’ouverture de « 28.329 nouveaux postes budgétaires », soit 3.842 postes supplémentaires par rapport à 2026.
Ces recrutements sont principalement destinés aux établissements publics de santé, avec une priorité accordée aux personnels assurant directement les soins. Le corps paramédical bénéficiera ainsi de 17.000 postes, tandis que 2.000 postes sont prévus pour les médecins généralistes et 1.592 pour les sages-femmes.
Le plan de recrutement prévoit également 1.000 postes pour les corps communs, 154 pour les enseignants en paramédical et 33 pour les médecins spécialistes.
Une meilleure gestion des moyens et une carte sanitaire à élaborer
Au-delà de l’augmentation des crédits et des effectifs, le ministre a insisté sur la nécessité d’assurer une utilisation rationnelle des ressources mobilisées. Ces moyens supplémentaires «nécessitent leur bonne utilisation de manière rationnelle, tout en recourant à la numérisation pour moderniser les méthodes de gestion et améliorer la qualité de la prise en charge des patients », a-t-il souligné.
La modernisation numérique apparaît ainsi comme un levier destiné à améliorer le fonctionnement des structures sanitaires, à optimiser la gestion des ressources et à renforcer la qualité du service rendu aux patients.
Le ministre a également mis l’accent sur l’élaboration de la carte sanitaire, appelée à identifier les besoins et à orienter les ressources, ainsi que les investissements. Cet outil doit permettre de mieux répartir les infrastructures et les moyens médicaux sur le territoire national, en tenant compte des disparités régionales et des besoins de la population.
À travers les crédits supplémentaires, le renforcement des effectifs et la planification territoriale, le PLF 2027 prévoit de consolider les capacités du système national de santé.
Z. Bouzid
