Par G. Salah Eddine
Walid Sadi, président de la Fédération algérienne de football, a procédé, dimanche dernier, à l’installation d’une commission ad-hoc chargée d’examiner les candidatures pour le poste de sélectionneur de l’équipe nationale A.

Après avoir définitivement tourné la page Belmadi, comme raporté dans notre édition de jeudi dernier, la Fédération algérienne de football se lance désormais dans la quête d’un nouvel entraîneur. Pour ce faire, la FAF a désigné une commission ad-hoc chargée d’étudier et d’évaluer le dossier des différentes pistes de la FAF.
« La commission remettra ses conclusions dans un délai n’excédant pas les dix jours », précise la FAF dans un communiqué publié sur son site internet, dimanche dernier.
Le départ de Djamel Belmadi après six années passées à la tête de la sélection, au cours desquelles l’équipe nationale a décroché une Coupe d’Afrique des nations en 2019 et établi un impressionnant record africain de 36 matchs sans défaite, a laissé un grand vide dans la sélection. La nomination d’un nouvel entraineur devient donc une priorité urgente, surtout que l’Algérie accueillera le FIFA Series 2024 le mois prochain. D’où la décision de la FAF de créer une commission spéciale pour évaluer les candidatures toute en lui attribuant un délai de dix jours pour faire son compte-rendu final.
Avant cela, la FAF a exploré diverses pistes pour trouver le successeur de Belmadi, y compris celles menant à Zinedine Zidane, l’ancien entraîneur du Real Madrid, et à Laurent Blanc, mais les deux hommes ont poliment décliné l’offre algérienne. D’autres options plus réalisables ont été envisagées, notamment le cas d’Hervé Renard, actuel entraîneur de l’équipe de France féminine, ainsi que Vahid Halilhodžić, ancien entraîneur de l’équipe nationale. Cependant, ces deux pistes ont été définitivement abandonnées par la FAF, qui privilégie l’expérience internationale et la francophonie en tant que qualités du sélectionneur qu’elle nommera. Cependant, la commission ad-hoc pourrait renoncer à ce dernier critère en faveur de Vladimir Petkovic, ancien coach de l’équipe nationale suisse, ou de Carlos Kyros, qui a une expérience africaine avec la sélection égyptienne et une expérience en Coupe du monde avec l’Iran notamment.
Bien que Bernard Casoni, ancien entraîneur de l’Olympique de Marseille et du Mouloudia d’Alger, ait exprimé son désir de prendre les rênes de la sélection algérienne en vantant sa connaissance du public et de l’atmosphère algérienne, sa nomination reste improbable.
Le nom du coach de la Mauritanie, Amir Abdou, qui a battu et éliminé l’Algérie lors de la CAN en Côte d’Ivoire, est également évoqué, mais rien de concret n’a encore émergé. Le profil de Julien Lopetgui, célèbre pour avoir dirigé la sélection espagnole et le Real Madrid, sera bel et bien étudié, mais les négociations avec ce dernier pourraient être compliquées.
D’autres noms circulent dans les cercles du football algérien. Mais la nomination du nouveau sélectionneur devrait intervenir dès que la commission aura rendu son rapport.
