Le Premier ministre palestinien, Muhammad Shtayyeh, a appelé les Etats-Unis, l’Union européenne (UE), les membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU et tous les pays du monde à intervenir d' »urgence » pour empêcher l’expansion des agressions et crimes génocidaires sionistes contre la ville de Rafah, située dans le sud de la bande de Ghaza, a rapporté samedi l’agence de presse Wafa.

M. Shtayyeh a mis en garde dans un communiqué vendredi soir, contre « des déplacements forcés et d’horribles massacres au cours desquels des milliers de personnes seront tuées, compte tenu de la surpopulation de Rafah (qui abrite environ un million de personnes) … ».
Le Premier ministre palestinien a tenu l’Etat occupant « pleinement responsable des massacres et des bains de sang qui pourraient survenir » à Rafah, appelant la Cour internationale de Justice (CIJ) à prendre une décision claire sur un cessez-le-feu à Ghaza, qui serait soumise au Conseil de sécurité de l’ONU.
Vendredi, l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) dans l’enclave palestinienne a averti que « toute agression de l’armée sioniste à Rafah, dernier refuge des déplacés de la machine de guerre sioniste contre les Palestiniens à Ghaza, aggravera la « tragédie » qui s’y déroule.
Et dans une allocution devant l’Assemblée générale au cours de laquelle il a présenté ses priorités pour 2024, le Secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a déclaré mercredi, que la situation à Ghaza constituait « une blessure saignante dans la conscience collective », mettant en garde contre une nouvelle agression de l’entité sioniste contre Rafah.
Il a averti qu’une telle action « aggravera considérablement le cauchemar humanitaire, avec des conséquences régionales majeures ».
