Kheireddine B.
Le chef de la diplomatie algérienne, Ahmed Attaf, a effectué une tournée au Nigeria, au Bénin et au Ghana, dans l’espoir de trouver une issue pacifique à la crise au Niger, pays secoué par un coup d’Etat depuis le 26 juillet dernier.

Vendredi dernier à Cotonou, la capitale béninoise, où il effectue une visite sur ordre du président de la République, Ahmed Attaf a déclaré à la presse : “Nous sommes, au sein de la Cédéao comme en Algérie, sur une même ligne de travail celle de coordonner au maximum nos efforts pour aboutir à la réalisation d’un objectif commun qui est la restauration de l’ordre constitutionnel au Niger.” Et d’ajouter que “la Cédéao, tout comme l’Algérie, travaille à promouvoir la solution pacifique à la crise au Niger”. Dans ce sens, il a réaffirmé avec force que “la crise au Niger est conséquente à un changement anticonstitutionnel” et qu’elle est “au centre des préoccupations de la Cédéao et aussi de celles de l’Algérie”.
M.Attaf a, en outre, réaffirmé que l’Algérie “a été systématiquement contre les interventions (militaires) étrangères partout où elles se sont produites”, rappelant les conséquences désastreuses des interventions militaires en Irak, en Syrie et en Libye.
Pour l’Algérie, “le recours à la force a toujours été un élément de complication et non pas un élément de solution”, a poursuivi M. Attafr dans ce sens.
Dans ce contexte, le ministre a réaffirmé que le principe de refus des changements anticonstitutionnels “tient particulièrement à cœur à l’Algérie puisque c’est au sommet africain d’Alger de 1999 que cette norme a été posée”, en précisant que “l’Algérie se considère d’une certaine manière comme le dépositaire politique et moral de cette norme”.
De son côté, le ministre béninois des Affaires étrangères, Adjadi Bakari Olushegun, a souligné “la convergence des points de vue entre l’Algérie et la Cédéao et donc, par ricochet, entre l’Algérie et le Bénin” à propos de la crise nigérienne.
C’est pourqoui il a déclaré : “Nous allons travailler ensemble pour que les objectifs fixés par les présidents Abdelmadjid Tebboune et Patrice Talon (du Benin) puissent se matérialiser le plus rapidement possible concernant le Niger.”
