Par O. Houria
Mardi dernier, la ministre de la Culture et des Arts, Soraya Mouloudji, a poursuivi, devant la Commission de la culture, de la communication, de la jeunesse et du tourisme du Conseil de la nation, l’exposé du projet de loi sur l’industrie cinématographique. Elle a indiqué l’importance de cette législation en tant que « projet national pour la promotion du cinéma » en Algérie.

Lors d’une séance plénière dirigée par Salah Goudjil, président du Conseil de la nation, en présence de Basma Azouar, ministre des Relations avec le Parlement, Mme Mouloudji a présenté un exposé complet sur ce projet de loi, adopté par l’Assemblée populaire nationale (APN) le 4 mars dernier.M.Goudjil a affirmé que « ce texte de loi concerne non seulement le cinéma, mais aussi la culture d’un Etat, et l’importance de la culture en général en tant que responsabilité qui renforce la culture du citoyen. De plus, l’analyse de ce projet de loi et son amélioration grâce à des observations et des propositions pertinentes démontrent l’importance majeure de la culture, qui comporte de multiples aspects influant sur le présent et l’avenir.Mme Mouloudji a indiqué que le texte de cette loi « traduit l’engagement du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, en faveur du développement de l’industrie cinématographique en offrant des incitations et des mesures attrayantes pour les producteurs », ajoutant que cette loi vise également à « créer des conditions favorables et efficaces pour le lancement d’une véritable industrie cinématographique basée sur la stimulation de l’investissement et la libération des initiatives ». Elle a également mis l’accent l’importance de cette loi qui « constitue la base pour encadrer les procédures liées à l’industrie cinématographique dans tous ses domaines, et qu’elle constitue également un projet national d’une importance capitale pour la promotion du cinéma pour retrouver son rayonnement ».Selon Mme Mouloudji, ce texte comporte des dispositions qui stipulent le caractère industriel du cinéma « dans le cadre de la nouvelle approche économique de la culture qui repose sur le développement et la promotion des industries culturelles en attirant des capitaux dans ce domaine, lesquels contribuent à leur tour à la création d’emplois ». De plus, il « s’aligne sur les objectifs ultimes de la politique générale de l’Etat sur le plan économique et incite à encourager l’investissement dans divers secteurs vitaux, dont les industries culturelles et en premier lieu l’industrie cinématographique ».
Ce texte de loi vise également à « établir un cadre juridique adéquat pour régir l’exercice des activités de production et de services liées à l’industrie cinématographique », étant le fruit d’une » série de sessions régionales ayant abouti à des sessions nationales sur l’industrie cinématographique organisées par le secteur de la culture et des arts au cours de l’année écoulée ».La ministre a examiné les 88 articles de ce projet de loi ainsi que les divers chapitres portant sur l’organisation et la gestion de l’industrie cinématographique. Parmi les dispositions figure la création d’une commission de médiation et d’éthique sous l’égide du ministère de la Culture. Cette commission aura pour mission d’élaborer une charte éthique pour le secteur cinématographique, de garantir son respect et de faciliter la résolution des litiges entre professionnels en cas de conflits liés à leur activité.En répondant aux interrogations des membres du Conseil de la nation, la ministre de la Culture a expliqué que ce projet de loi visait à concrétiser la volonté du président de la République et son engagement à revitaliser et à promouvoir une industrie cinématographique dynamique et innovante.
