Le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a évoqué, lors de son entrevue périodique avec les représentants des médias nationaux, plusieurs dossiers et questions d’ordre national, régional et international.

Lors de cette entrevue, sur les chaînes de télévision et de radio nationales, le président de la République est revenu sur la décision relative à la tenue d’une élection présidentielle anticipée le 7 septembre prochain.
En réponse à une question sur les Algériens en situation irrégulière à l’étranger, le président de la République a affirmé que cette question sera traitée dans deux mois au plus tard.
Au volet socioéconomique, le président de la République a dit qu’on allait essayer d’arriver à doubler les salaires en 2026/2027, précisant que l’augmentation ayant atteint 47% sera complétée par un taux additionnel de 53%, ce qui portera l’augmentation des salaires à 100% (soit le double).
Le président de la République a ajouté que le produit intérieur brut (PIB) dépassera les 400 milliards de dollars au cours du premier trimestre de 2026.
Sur le plan international, le président de la République a réaffirmé qu' »il est grand temps que la Palestine devienne membre à part entière de l’Organisation des Nations unies ».
La décision d’organiser une élection présidentielle anticipée est liée à des raisons purement techniques
Le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a affirmé que la décision d’organiser une élection présidentielle anticipée le 7 septembre prochain est liée à des « raisons purement techniques » qui n’ont aucune incidence sur cette échéance ou son déroulement.
Lors de son entrevue périodique avec les représentants des médias nationaux, le président de la République a abordé les raisons de sa décision d’organiser une élection présidentielle anticipée, dont la date a été fixée au 7 septembre prochain, déclarant à ce sujet : « J’ai déjà donné certaines raisons sur cette question, et il y a même eu ingérence d’étrangers qui ont émis leurs propres spéculations à ce sujet. »
« Les raisons sont purement techniques et n’ont aucune incidence sur l’échéance ni sur son déroulement », a-t-il poursuivi. De plus, « décembre n’est pas la date réelle de l’élection présidentielle. En effet, suite à la démission du défunt Président (Abdelaziz Bouteflika) en 2019, le président du Conseil de la nation, feu Abdelkader Bensalah, a pris le pouvoir et a fixé une date pour l’organisation de l’élection. Cependant,
l’organisation de l’élection n’était pas possible à ce moment-là, et le rendez-vous électoral a été reporté une fois de plus ».
Le président de la République a ajouté : « Décembre n’est pas la date officielle à laquelle nous organisons habituellement les élections en Algérie. Le reste n’est que philosophie et conjectures qui varient selon les parties qui nous soutiennent ou qui s’opposent à nous. »
Le président de la République a estimé, dans ce sens, que le mois de septembre est « le moment propice pour la tenue de ce rendez-vous électoral, car coïncidant avec la fin des vacances d’été et le début de la rentrée sociale pour de nombreux Algériens à l’intérieur et à l’extérieur, qui pourront ainsi exprimer leur voix ».
Commentant les informations relayées par certains médias qui tentent de lier l’organisation d’élections anticipées à une crise au sommet du pouvoir, tandis que d’autres évoquent un départ imminent du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, du pouvoir, le président a répondu : « ceux-là sont des personnes malades qui continueront à chercher à perturber la stabilité du pays en diffusant des rumeurs ».
« Ce qui émane de ces personnes est normal, car elles n’ont pas assimilé les leçons que leur ont enseignées les Algériens qui sont conscients et ont un amour sincère pour la patrie », a poursuivi le président de la République.
Quant à sa candidature à la prochaine élection présidentielle, le président de la République s’est abstenu de répondre, se contentant de dire : « Je pense que ce n’est pas le moment approprié pour répondre à cette question, car il y a encore un programme que je suis en train de mettre en œuvre ».
Le président de la République assure qu’il poursuivra ses visites dans les wilayas
Le Chef de l’Etat a assuré qu’il poursuivra ses visites de terrain dans les wilayas, dans le cadre du parachèvement de son programme avant la prochaine élection présidentielle, affirmant qu’il était encore trop tôt pour parler de sa candidature.
A une question concernant sa candidature à l’élection présidentielle prévue le 7 septembre, le président de la République a déclaré : « avant l’heure, c’est pas l’heure ». Ce n’est pas encore le moment d’en parler « puisqu’il y a encore un programme à mettre en œuvre et il reste plus de 5 mois » avant le rendez-vous présidentiel, a-t-il soutenu.
Le président de la République a, par là même, annoncé qu’il effectuera « des visites de terrain dans les wilayas de Khenchela, Tissemsilt, Tizi Ouzou et probablement Djanet », ajoutant que le programme de ces visites « n’a pas encore été fixé, mais, si Dieu le veut, je m’y rendrai, et d’autres visites dans d’autres wilayas pourraient s’ajouter, à l’instar de Constantine, Batna et Tiaret ».
Attachement à la mémoire nationale et au devoir de fidélité aux Chouhada de la résistance nationale et de la Glorieuse Révolution de libération
Le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a réaffirmé, l’attachement à la mémoire nationale, et au devoir de fidélité aux Chouhada de la résistance nationale et de la Glorieuse Révolution de libération.
« Ma visite en France est toujours d’actualité et ma rencontre avec le président Macron sera un rendez-vous avec l’histoire, lors duquel nous penserons les choses de façon rationnelle et non émotionnelle », a indiqué le président de la République, en réponse à une question sur sa visite en France, lors de son entrevue périodique avec les représentants des médias.
Et d’ajouter : « Nous sommes aujourd’hui dans une phase de refondation des relations » entre les deux pays.
« Un groupe travaille sur le dossier de la mémoire à laquelle nous ne renoncerons pas, tout comme nous ne cèderons aucun iota sur le devoir envers nos valeureux martyrs, que ce soit pour les martyrs de la résistance nationale ou ceux de la Glorieuse révolution de libération », a assuré le président de la République.
Dans le même sillage, le président de la République a salué « l’action positive de l’Assemblée nationale française, en reconnaissant le crime commis par Maurice Papon » contre des membres de la communauté algérienne en France le 17 octobre 1961, soulignant que cette reconnaissance constitue « un pas positif ».
Présidentielle: les membres de la communauté peuvent s’inscrire sur des listes provisoires à partir de la semaine prochaine
Le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a mis en avant la possibilité pour les membres de la communauté nationale à l’étranger de s’inscrire sur des listes électorales provisoires au niveau des consulats algériens, à partir de la semaine prochaine.
Le Chef de l’Etat a fait savoir que « La communauté nationale à l’étranger pourra, à partir de la semaine prochaine, prendre attache avec les consulats pour s’inscrire sur des listes électorales provisoires », rappelant dans ce sens « le rôle des consulats dans l’élaboration de ces listes avant leur intégration dans les listes officielles ».
Le président de la République a également assuré que « le président de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE) a pris la décision d’établir des listes provisoires pour le corps électoral au niveau consulaire en prévision des prochaines échéances, à condition que ces listes soient prises en considération lors de la révision périodique du corps électoral ».
Il a rappelé, dans ce contexte, que la période légale pour la révision précitée, interviendra après la signature du « décret fixant la date de convocation du corps électoral, avant l’entame de la révision des listes électorales ».
En réponse à une question sur les Algériens en situation irrégulière à l’étranger, le président de la République a affirmé que « cette question sera traitée dans deux mois au plus tard ».
« Je me suis engagé à régler la question, et tous les concernés verront leur situation régularisée, sauf en cas de contrainte sécuritaire ou juridique », a rassuré le Président de la République, affirmant que des instructions ont été données dans ce sens et le ministère de l’Intérieur « procèdera au traitement des dossiers ».
La confiance que j’ai placée dans les jeunes a fait de l’Algérie un leader dans la création de start-up
Le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, avait affirmé que la confiance qu’il a placée dans les jeunes avait permis à l’Algérie de devenir un leader dans la création de start-up en Afrique.
Lors de son entrevue périodique avec les représentants des médias nationaux, le président de la République a mis en avant la contribution des jeunes algériens à la promotion de l’économie du pays, rappelant qu’il était « le candidat des jeunes » lors de la Présidentielle de 2019.
« J’avais axé mon programme électoral à l’époque sur la société civile et les jeunes, auxquels je me suis engagé à confier le pouvoir, et je poursuis cette démarche car ils constituent la majorité en Algérie », a-t-il dit.
Le président de la République a, par là même, salué le niveau atteint par les jeunes algériens, qui « désormais veulent qu’on les aide à lancer leurs propres projets plutôt que d’obtenir un emploi », ce qui a permis à l’Algérie de « devenir un leader dans la création de start-up en Afrique », s’est-il réjoui.
Concernant l’expression « Aami Tebboune » (oncle Tebboune) affectionnée par de nombreux jeunes algériens, le président de la République a dit : « j’ai toujours eu une affection particulière pour la jeunesse de mon pays, et ce surnom reflète la relation paternelle que j’ai avec eux et témoigne du retour de l’Algérie à ses origines ».
