Par Ammour Ryad
Lors d’un séminaire national organisé lundi dernier à Skikda, portant sur la gestion des entreprises-médias dans le contexte de la transformation numérique, avec ses opportunités et ses menaces, les participants ont préconisé que ces entreprises attirent des compétences aptes à relever les défis du nouvel environnement numérique.

Au cours de la réunion nationale d’une journée tenue à l’auditorium de la Bibliothèque centrale de l’Université du 20-Août 1955 à Skikda, programmée par le département des sciences de l’information et de la communication de la Faculté des sciences sociales et humaines, les enseignants ont mis en avant l’importance de recruter des personnes hautement qualifiées dans le domaine technique et de leur offrir une formation continue.Dans son allocution intitulée « Transformations théoriques dans la gestion des entreprises médiatiques à l’ère numérique », le professeur Haroun Mancer de l’Université « Larbi-Tébessi » de Tébessa a indiqué l’importance de former les employés des entreprises-médias aux compétences numériques. Il a noté que l’environnement actuel nécessite la création de contenus numériques et encourage la multiplication des sessions de formation pour répondre à cette demande. Le professeur Wahida Saâdi de l’Université « Badji-Mokhtar » d’Annaba, lors de sa communication sur « la performance des entreprises médiatiques : contextualisation et aspirations », a mis en avant l’idée centrale selon laquelle ce séminaire se concentre sur la gestion des médias, les considérant comme des phénomènes interactifs agissant dans divers contextes.
Elle a mis en évidence l’importance pour les employés des entreprises médiatiques de posséder un « ensemble de connaissances étendu ». Leur rôle ne se limite pas à l’aspect technique, car le média qui les emploie opère dans un contexte économique et idéologique soumis aux règles du marché, tout comme n’importe quelle autre entreprise industrielle ou commerciale.
Le Pr Saâdi a également estimé « nécessaire, aujourd’hui, pour les entreprises-médias de s’ouvrir à la numérisation » et de « développer leurs compétences et leurs capacités en employant des professionnels dotés de compétences quant à l’aspect numérique, en plus de leur assurer une formation continue ». Les participants ont recommandé « l’organisation de commissions dont le rôle consisterait à vérifier les informations qui circulent, de manière rapide et efficace » et « l’adoption des textes plus clairs et plus stricts réglementant l’activité des médias ».
Ils ont également appelé à « organiser des forums impliquant les acteurs du secteur, aux fins d’enrichir et de réglementer le fonctionnement du secteur, tout en encourageant les étudiants à embrasser une carrière dans les médias, notamment électroniques », et à « adhérer aux règles de la déontologie ».
D’après le professeur Abdelghani Zeghlouf, qui dirige le département des sciences de l’information et de la communication à l’Université de Skikda, cet événement a pour objectif d’analyser les concepts les plus cruciaux associés à la gestion des entreprises-médias à l’ère de la numérisation, ainsi que de repérer les tendances traditionnelles et contemporaines qui influencent la gestion de ces entreprises.
Il s’agit également, a-t-il poursuivi, de « mettre en évidence les caractéristiques liées à la gestion des entreprises médiatiques » et de « présenter les fondamentaux de l’économie de ces entreprises-médias ». Le séminaire a engendré diverses présentations portant notamment sur les sujets « tendances traditionnelles et contemporaines dans la gestion des entreprises médiatiques » et « principes fondamentaux de la gestion des entreprises médiatiques ».
