Par G. Salah Eddine
Mardi dernier, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a présidé une rencontre avec des chefs de partis politiques. Des experts de renom ont analysé cet événement sous divers angles, mettant en lumière l’importance capitale du dialogue politique continu et du renforcement interne pour l’avenir politique et social de l’Algérie.

Dans un contexte marqué par des transitions majeures en Algérie, une rencontre a eu lieu entre le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, et les chefs de partis politiques. Cette réunion, imprégnée de significations politiques profondes, a suscité des réactions passionnées de la part d’éminents experts, présents dans une couverture spéciale de l’événement diffusé sur la chaine AL24 News, avant-hier. Réagissant à la rencontre, le Dr. Ali Rebij, éminent expert en sciences politiques et relations internationales, a déclaré : «La réponse positive des partis politiques même les partis de l’opposition à la convocation présidentielle montre un engagement envers le dialogue et la résolution des défis internes et internationaux». Il a mis l’accent sur l’importance du timing et du contexte de cette convocation, soulignant la nécessité de renforcer l’unité nationale dans une période de transitions délicates.
Pour sa part, le Dr. Mustapha Bourzama, professeur en sciences de l’information et de la communication, a mis en exergue la nécessité de «restructurer les partis politiques en impliquant activement les jeunes». Pour lui, cela représente une opportunité de «renforcer la confiance entre les citoyens, les politiciens et les autorités, essentielle pour consolider la stabilité politique». Il insiste également sur l’importance des visites diplomatiques et la création d’une nouvelle stratégie politique pour garantir des élections transparentes. Quant au Dr. Ismael Khalfallah, analyste politique, il a salué cette rencontre estimant qu’elle est une «initiative positive du Président de la République, surtout à quelques semaines de l’élection présidentielle». Pour lui, renforcer la confiance des citoyens envers leurs dirigeants est vitale pour assurer la stabilité politique et économique du pays. Il a mis en relief l’importance capitale de «ce dialogue politique approfondi entre le président et les partis d’opposition pour répondre aux besoins et préoccupations de la nation dans cette période cruciale».
Selon le Dr. Ali Rebij, l’enseignement à tirer de cette rencontre, c’est la poursuite du dialogue, car selon lui, «les partis politiques notamment ceux de l’opposition ont aujourd’hui le droit de porter leurs préoccupations directement au président grâce au dialogue». Il a martelé : «Les partis ont aujourd’hui confiance en la Présidence».
Selon le Dr. Ali Rebij, le principal enseignement à tirer de cette rencontre est la nécessité de poursuivre le dialogue. Il insiste sur le fait que «les partis politiques, y compris ceux de l’opposition, ont désormais le droit et la confiance nécessaires pour exprimer directement leurs préoccupations à la Présidence».
Abordant le rôle de cette rencontre dans le contexte politique et diplomatique international, le même intervenant a proclamé : «Dans le contexte actuel, il est plus que nécessaire de s’assurer de la coopération positif entre les différents acteurs politiques pour relever les défis nationaux et internationaux».
De plus, il a ajouté que «le hirak béni a fait confirmer une conscience politique de la population algérienne, le hirak fera chuter tous les complots et tous les manœuvres négative à l’Algérie, Les acteurs politiques doivent travailler main dans la main aujourd’hui».
Par ailleurs, le Dr. Ismael Khalfallah a encensé le soutien ferme de l’Algérie aux principes humanitaires et son refus de s’engager dans «des accords injustes, malgré les pressions internationales». Il a précisé que “la rencontre présidentielle envoie un message fort aux partis politiques, les invitant à engager un dialogue constructif avec la Présidence pour le bien de l’Algérie”.
Dr. Mustapha Bourzama, professeur en sciences de l’information et de la communication, a lui insisté sur la nécessité pour les partis politiques en Algérie de se concentrer sur la formation politique, la communication politique et le renforcement interne. S’agissant des réformes généralisées entamées par le Président de la République, le Dr. Ismael Khalfallah a estimé qu’elles ont été «très bénéfiques pour favoriser le développement économique et surmonter les obstacles bureaucratiques».
Il a, en outre, déclaré que «la bureaucratie a baissé mais elle est toujours présente, cette mentalité doit changer».
Evoquant la réforme de la loi sur les médias, le Dr. Ali Rebij a déclaré qu’«elle ouvre un espace pour les partis politiques d’opposition afin de s’exprimer. Les partis politiques doivent élever leur niveau pour répondre aux défis actuels».
Concluant les débats, M. Bourzama a martelé : «Les partis politiques doivent agir avec une mentalité d’État pour répondre aux besoins de la nation.»
Cette rencontre consultative, par sa nature inclusive et son engagement envers le dialogue, ouvre la voie à une nouvelle ère de collaboration et de consolidation de la stabilité nationale en Algérie. En unissant leurs forces et en dialoguant de manière constructive, les acteurs politiques peuvent œuvrer ensemble pour un avenir meilleur pour le pays où la confiance, la transparence et l’unité prévalent.
