Une étape importante a été franchie, avant-hier, dans le secteur laitier algérien avec le lancement officiel du nouveau dispositif d’intégration du lait cru demi-écrémé. C’est sous la supervision du ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Youcef Cherfa, que cette initiative majeure a vu le jour à Boumerdès, marquant un tournant décisif pour la valorisation de la production nationale de lait et la satisfaction des besoins des consommateurs.

Le ministre de l’Agriculture et du Développement rural, M. Cherfa, a inauguré officiellement le nouveau système à la laiterie et fromagerie de Boudouaou, en présence de la P-DG de «Giplait», Samah Lahlouh, et des représentants des ministères des Finances et du Commerce.
Dans son discours, le ministre de l’Agriculture a expliqué que ce nouveau dispositif, subventionné, de production et de vente de lait cru pasteurisé et demi-écrémé en sachets répondra aux besoins essentiels des citoyens avec une production nationale, tout en couvrant la demande du marché.
Il a souligné que cette initiative vise à revitaliser la filière laitière pour améliorer sa qualité, réduire les importations et préserver le pouvoir d’achat des citoyens.
Cette mesure, lancée par Giplait avec l’appui du ministère de l’Agriculture, est un pas de plus vers l’autosuffisance en lait cru.
De son côté, la P-DG de Giplait a souligné l’importance de ce système qui permettra de vendre du lait local frais à un prix régulé, équivalent à celui du lait importé. Elle a noté que cela réduira la subvention de cette matière de 18,28 DA en faveur du produit local.
Elle a annoncé que dans un premier temps, le groupe commercialisera environ 130 millions de litres par an, avec une augmentation progressive prévue pour l’avenir.
Ce système, qui vise à produire du lait demi-écrémé subventionné à 25 DA/litre, a pour objectif d’augmenter le taux de collecte et de production, de valoriser et de revitaliser la production laitière locale, tout en fournissant un nouveau produit subventionné sur le marché et en générant un excédent de matière grasse.
Cette approche a été adoptée, suite à une coordination entre les différents acteurs de l’industrie laitière, dans le cadre de discussions entre le ministère de l’Agriculture et du Développement rural, les éleveurs bovins et les professionnels du secteur. Ces consultations ont permis de fixer un prix qui satisfait à la fois les consommateurs, les éleveurs et les laiteries. Kheireddine B.
