Par A. Ryad, M. Khadidja et G. Salah Eddine
Place du 1er mai (Alger), 11h30, devant le lycée El Idrissi, les jeunes bacheliers tantôt inquiets et tantôt soulagés font un tour sur les sujets du premier jour du fameux examen. L’équipe d’Alger16 revient avec quelques témoignages des prochains éventuels universitaires sur sujets abordés pour le baccalauréat de l’année 2024.

Le baccalauréat représente un jalon crucial dans le parcours éducatif des jeunes Algériens. Cet examen, communément connu sous le nom de « bac », marque la fin du cycle secondaire e donc de l’éducation et ouvre les portes vers l’enseignement supérieur ou le marché du travail.
Cette épreuve demeure toujours un examen qui attire l’attention de tous les algériens, allant d’élèves, parents, professeur jusqu’au simple citoyen, cet examen décide de l’élite de demain du pays, et la réussite dans cette épreuve est synonyme de bonheur et de fierté pour plus d’une famille.
Cette année 2024 ne fait guère exception. Plus de 860 000 candidats à travers le territoire national ont pris leur place dans les différents centres d’examens pour prouver leur compétences dans différentes matières répartis dans différentes filières, allant de littératures, langues à scientifique voir mathélèmes ou maths-techniques.
Pour s’enquérir du déroulement de cet événement incontournable cette année, les journalistes d’Alger16 ont visité plusieurs lycées d’Alger-Centre.
Notre périple a débuté au centre d’examen de Sidi M’hamed, le lycée El-Idrissi ou on a rencontré les candidats des filières mathématiques et maths-techniques. Ils ont examiné leurs connaissances en langues arabe pendant 3 heures à partir de 8h30. L’après-midi a été consacré à l’épreuve de sciences islamiques.
Selon les témoignages recueillis sur place, l’épreuve d’arabe pour ces deux filières a été plutôt abordable. Ishak nous a confié : « Pour moi, le premier sujet, qui traite de la cause palestinienne été facile, par contre le deuxième sujet été plus compliqué que le premier ». Une élève en mathélèmes, Ibtissem, nous a déclaré : « Pour nous l’arabe n’est pas une matière indispensable mais c’est toujours bien d’avoir des bonnes notes, l’examen d’aujourd’hui a été un bon début avant le sujet de maths prochainement. »
La cheffe du centre d’El-Idrissi nous a confié que « tous les dispositifs nécessaires sont en place pour assurer le bon déroulement de cet examen incontournable. Aucune absence ni accident n’a été signalé, Par conséquent, on peut affirmer que l’examen de cette année a débuté d’une façon positive et se déroule avec succès. »
Un autre élève, M.F., a partagé son expérience en déclarant : « Pour ma part, la matière d’arabe était plutôt facile pour le deuxième sujet. Je souhaite avoir de bons résultats au baccalauréat. »
Ainsi, les opinions des élèves varient, mais dans l’ensemble, les épreuves du premier jour n’ont pas été faciles.
Candidats libres de tous les âges
Notre mission s’est poursuivie au lycée Omar Ibn-Khattab du Sacré-Cœur. Ce centre d’examen nous a intéressés car il est consacré aux candidats libres. Une candidate de 40 ans nous a déclaré : « Cela fait longtemps que je souhaite avoir mon bac, j’ai perdu espoir mais cette année je me suis dit pourquoi pas, et c’est un bon début pour l’examen d’arabe qui n’a pas été très compliqué. » Comme quoi apprendre quel que soit l’âge est permis…
Un autre élève nous a confié : « J’ai refait le bac trois fois, cette fois-ci en tant que candidat libre, je crois que c’est un sujet à la porté, je suis confiant. »
On s’est ensuite rendus dans d’autres lycées de la capitale, pour récolter les réactions des candidats. Selon leurd aveux le sujet d’arabe des littéraires et des langues a été un peu compliqué, notamment la conjugaison. Un élève en langues, Wassim, nous a confié : « C’est un sujet compliqué en particuliers en conjugaison, mais celui qui a bien révisé devait avoir la moyenne. »
Révisions
Concernant les révisions, les candidats sont mitigés. Certains ont affirmé que les révisions ont été plus stables que les dernières années, Notamment les candidats libres. D’autres ont affirmé que les révisions ont été « banales ». A ce sujet nous avons constaté la grande popularité des cours en particuliers, de nombreux élèves ayant assuré que la grande partie de leurs révisions s’est faite dans des écoles de cours particuliers ou avec des professeurs qui offrent ce genre de prestations.
Alger16 a également contacté un responsable de la Sûreté nationale chargé de la sécurité d’un de ces centres d’examen. Il nous a affirmé : « Il faut qu’on soit au service des candidats, on est la pour les aider à surmonter leur stresse et a être serein, il faut surtouts qu’on soit réactive à n’importe quelle situation. » Il a ajouté : « Pour l’instant nous n’avons pas enregistré de situations d’interventions, c’est le début. »
En outre, il est essentiel de mettre en avant le rôle des parents qui continuent de soutenir leurs enfants en les encourageant et en leur fournissant les ressources nécessaires. Nous avons remarqué plusieurs parents présents devant les centres d’examen avec leurs enfants afin de les soutenir et les rassurer illustrant des scènes familiales plaisantes. Ainsi, tous les acteurs impliqués font de leur mieux pour garantir le bon déroulement de cette épreuve cruciale. Notons que le bac est certes une étape importante, les élèves doivent être prêts à relever au mieux les défis que représentent les épreuves du bac. Mais ce n’est pas une fin en soi, la réussite à cet examen n’est pas forcément synonyme de réussite dans la vie.
