Par Ammour Ryad
Pour marquer le double anniversaire des offensives des 20 août 1955 et 1956, Youcef Aouchiche, candidat du FFS à la présidentielle du 7 septembre prochain, s’est rendu hier a Constantine pour la sixième journée de la campagne électoral. Il a déposé une gerbe de fleurs au cimetière Zighoud Youcef et a récité la Fatiha en hommage aux martyrs de la révolution nationale.

Promouvoir un islam de tolérance
Pour marquer cette date symbolique, il s’est engagé à « promouvoir un islam de tolérance, nord-africain, prônant l’ouverture envers les autres. Aujourd’hui, il est crucial de faire front contre ceux qui cherchent à diviser notre unité. Nous devons défendre et promouvoir cet islam, qui reflète la personnalité algérienne, en utilisant tous les moyens nécessaires pour contrer les extrémistes qui souhaitent semer la discorde parmi les Algériens et les Algériennes. » Il a également souligné que « la connaissance, les principes spirituels et le patriotisme sont les valeurs défendues par Cheikh El Haddad, leader de la résistance populaire. »
Le candidat du FFS, soulignant que le congrès de la Soummam est un événement fondateur de la nation algérienne indépendante, a profité de cette occasion pour réaffirmer son engagement envers « les principes qui ont guidé les pères fondateurs de la nation ». Il a déclaré : « Nous sommes résolus à construire un État souverain, démocratique et social. »
Il a précisé que notre programme présidentiel repose sur trois grands axes : rétablir la confiance des citoyens pour leur permettre de participer activement à tous les processus décisionnels, défendre les droits des Algériens, et promouvoir les espaces de libre débat ainsi que les principes démocratiques. Il a ajouté : « Nous sommes là pour représenter les voix des sans-voix et éliminer les pratiques et abus qui découragent la participation des citoyens à la vie politique et à la défense de leurs droits. »
La politique de la chaise vide ne mène à rien
Pour construire l’avenir sur des bases de « sérénité », Aouchiche s’engage à écouter toutes les couches sociales et se dit prêt à dialoguer avec l’ensemble des Algériens, quelles que soient leurs idéologies. Il propose également de saisir cette opportunité électorale pour « instituer une rupture nette avec la gestion autoritaire », soulignant que le changement doit être une responsabilité collective et non l’apanage d’un seul parti politique. En revenant sur les motivations qui ont poussé le FFS à participer à cette élection, il a expliqué que le parti, après mûre réflexion, a décidé de s’engager dans cette bataille électorale, convaincu que le retrait et la politique de la chaise vide ne conduisent à rien.
« Notre choix est réfléchi et déterminé. Il est crucial de se retrousser les manches pour obtenir le changement attendu. Nous devons entrer dans une dynamique de reconquête du pouvoir, frapper à toutes les portes et expliquer aux citoyens que la situation nécessite une mobilisation massive », affirme-t-il. Il promet également que, s’il remporte cette élection, il s’engage à convoquer des élections générales pour élire des représentants et établir des institutions légitimes, tout en veillant à instaurer la séparation des pouvoirs afin d’éviter la prédominance du pouvoir exécutif.
Il rappelle que ces principes ont été défendus non seulement par de grands philosophes, mais aussi par les artisans de la plateforme de la Soummam. Aouchiche assure, par ailleurs, que le programme présidentiel qu’il propose « ne contient aucune mesure contraire aux intérêts de la nation algérienne ni aux principes de démocratie et de justice sociale ».
