Par G.Salah Eddine
Les têtes d’affiche de la campagne électorale pour la présidentielle du 7 septembre ont lancé, vendredi dernier, un appel à renforcer le développement économique du pays en investissant massivement dans le capital humain, avec pour objectif la création d’un État moderne et robuste.

À l’approche de l’élection présidentielle du 7 septembre, les candidats intensifient leurs efforts pour convaincre les électeurs et définir les contours de leur vision pour l’Algérie. Lors du premier jour de la deuxième semaine de campagne, chaque postulant a exposé ses priorités, axées sur le développement économique, la modernisation des infrastructures et le renforcement du capital humain.
Dans ce cadre, Youcef Aouchiche, candidat du Front des forces socialistes (FFS), a proposé, lors de ses interventions dans les wilayas de Jijel et de Mila au neuvième jour de la campagne, une restructuration de l’économie nationale. Il a suggéré de tirer parti des spécificités régionales en créant des pôles industriels et agricoles, permettant ainsi à l’Algérie de réduire sa dépendance aux hydrocarbures.
M. Aouchiche a estimé que l’Algérie dispose de « toutes les ressources nécessaires pour bâtir une économie diversifiée et intégrée ». En citant la wilaya de Jijel comme exemple, il a noté que « certains pays, avec des ressources touristiques bien moindres que celles de l’Algérie, ont réussi à transformer le tourisme en une source majeure de revenus grâce à des investissements judicieux et une gestion efficace ».
De plus, le candidat du FFS s’est engagé à soutenir les investisseurs dans le secteur de la pêche et à lutter contre la spéculation pour contrôler l’augmentation des prix du poisson sur le marché national.
Enfin, en présentant les grandes lignes de son programme électoral « Vision de demain », M. Aouchiche a réaffirmé sa priorité à la protection du pouvoir d’achat. Il propose, entre autres, de réviser la grille salariale et d’encourager les projets d’investissement qui génèrent richesse et emploi.
Lors de ses visites de proximité à Aïn Defla, Chlef, Relizane et Mostaganem, Brahim Merad, directeur de campagne du candidat indépendant Abdelmadjid Tebboune, a mis en avant l’engagement de ce dernier à soutenir l’économie nationale pour établir « un État moderne, en phase avec les attentes des citoyens ». M. Merad a précisé que le programme électoral du candidat indépendant Abdelmadjid Tebboune inclut une révision du découpage administratif, visant à créer de nouvelles wilayas pour rapprocher les citoyens des centres de décision. Il a insisté sur le fait que « le citoyen est au cœur du programme de M. Tebboune, qui comprend parfaitement les préoccupations et les problèmes des habitants dans toutes les régions du pays. » Il a ainsi lancé un appel aux citoyens à se mobiliser, à se rassembler autour de la candidature deAbdelmadjid Tebboune et à se rendre massivement aux urnes le 7 septembre prochain.
Cet appel au scrutin en faveur du candidat indépendant Abdelmadjid Tebboune a été réitéré par le président du mouvement El-Bina, Abdelkader Bengrina, qui, depuis Djelfa, a encouragé le vote pour Abdelmadjid Tebboune afin de « poursuivre l’édification de l’Algérie nouvelle ». Il a été rejoint dans cet appel par le président du Front El-Moustakbal, Fateh Boutbig, qui, depuis Bou Saâda, a également exhorté les électeurs à soutenir le candidat indépendant Abdelmadjid Tebboune, pour finaliser les réformes initiées durant son premier mandat présidentiel.
Par ailleurs, le président du parti El Fadjr El Djadid, Tahar Benbaïbeche, a affirmé à Skikda que le programme de Abdelmadjid Tebboune est « le mieux adapté pour garantir la stabilité du pays et assurer son développement ».
Dans les wilayas de Naâma et Béchar, me candidat du Mouvement de la société pour la paix (MSP), Abdelaali Hassani Cherif, a centré son discours sur l’importance du développement des régions frontalières, qu’il considère comme un pilier essentiel pour maintenir la stabilité sociale et régionale. Il a déclaré : « La protection des frontières est une responsabilité collective, nécessitant l’unité du peuple autour de son armée. »
M. Hassani Cherif a également mis en garde contre les tentatives de déstabilisation de la société. Cette déstabilisation se fait selon lui à travers le trafic de drogue et les fléaux sociaux, qu’il perçoit comme « une menace directe pour l’économie et la stabilité sociale du pays ». Il a ainsi exhorté le peuple algérien à faire preuve de « conscience et de responsabilité » pour contrer ces menaces.
Le candidat du MSP a expliqué que son projet politique repose sur une « évaluation et un diagnostic précis de la réalité économique et sociale », avec pour ambition de combler les lacunes et de relancer les secteurs agricoles, industriels et touristiques. Pour ce faire, il prône l’investissement dans le capital humain afin de répondre aux aspirations de la population dans tout le pays. Il insiste également sur la nécessité d’une répartition équitable des richesses, passant par l’éradication de la bureaucratie, du népotisme, et de l’abus administratif.
M. Hassani Cherif s’est engagé à faciliter l’implication des membres de la diaspora algérienne dans la vie publique, indiquant que cette élection présidentielle intervient dans une « conjoncture délicate ». Il a enfin appelé les citoyens à se mobiliser massivement pour aller voter, afin de contrer les plans hostiles à l’Algérie.
Il est évident que cette campagne électorale pour la présidentielle du 7 septembre met en lumière la diversité des visions et des priorités des candidats. Cependant chacun, à sa manière, plaide pour un renforcement de l’économie nationale en mettant l’accent sur le développement des ressources humaines et la modernisation des infrastructures. Ces différents engagements témoignent d’une volonté commune de conduire le pays vers un avenir plus prospère et plus sûr, tout en restant fidèle aux valeurs fondamentales de la société algérienne.
