Plusieurs universitaires ont estimé, lundi, que le discours prononcé dimanche par le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, devant le Parlement, reflétait son engagement en faveur de la consécration de l’Etat de droit et des principes de la bonne gouvernance, saluant les « messages forts » adressés par le Président aux ennemis de l’Algérie.
Dans ce cadre, l’enseignant Mustapha Khouas a précisé que le discours du président de la République avait porté sur une multitude de questions importantes aux niveaux intérieur et extérieur et présenté un bilan des principales réalisations accomplies au cours des dernières années, notamment dans le domaine économique.
Concernant le dialogue national dont le lancement a été annoncé par président de la République, l’intervenant a expliqué que cette démarche était à même de « renforcer le front intérieur » et de déjouer les plans des ennemis de l’Algérie qui cherchent à déstabiliser le pays, saluant cette initiative qui intervient, a-t-il dit, au moment où l’Algérie connaît d' »importantes réformes dans un contexte marqué par de grandes mutations internationales ».
Il a également salué les « messages forts et clairs contenus dans le discours, notamment en direction de l’ancien colonisateur à qui le président de la République a demandé de reconnaître ses crimes et de nettoyer les sites contaminés par ses essais nucléaires dont les effets délétères sur les Algériens dans le sud du pays subsistent encore aujourd’hui ».
De son côté, le professeur en Sciences politiques Mohamed Rebidj a estimé que le discours du président de la République a reflété sa volonté de consacrer la démocratie et a révélé les contours de la feuille de route pour son nouveau mandat qui se veut « éminemment économique », et ce, à travers « la mise à contribution des compétences, le renforcement du produit national, l’association des jeunes à la démarche de développement de l’économie et l’encouragement de la communauté nationale établie à l’étranger à investir dans le pays ».
Le dialogue national initié par le président de la République est « plus que nécessaire pour renforcer le front intérieur face aux enjeux internationaux actuels et promouvoir la démocratie », a-t-il affirmé.
Le professeur de sciences politiques Abderrezak Saghour a, pour sa part, considéré que le discours du président de la République était « clair et rassurant » pour les Algériens à la faveur des importantes réformes politiques et économiques opérées alors que le monde connaît des crises et des tensions qui impactent la plupart des pays.
S’agissant des questions extérieures évoquées par le président de la République dans son discours, M. Saghour a souligné que « la politique extérieure de l’Algérie est claire et connue de tous ». « Elle est exprimée explicitement au Conseil de sécurité des Nations Unies, à l’Union africaine et dans tous les fora internationaux, car elle repose sur le soutien aux causes justes dans le monde et la défense des peuples opprimés et de leur droit à l’autodétermination », a-t-il expliqué.
Partis politiques : « une vision politique aux contours bien définis »
Plusieurs partis politiques ont salué, lundi, la teneur du discours du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, adressé dimanche à la nation, estimant que les « axes majeurs » évoqués dans son discours reflétaient une « volonté politique aux contours bien définis ».
Le Parti du Front de libération nationale (FLN) a salué, dans ce sens, le contenu du discours du président de la République, notamment le bilan des réalisations accomplies, soulignant que ce discours « a tracé la voie de l’Algérie victorieuse vers le leadership ».
Citant un extrait du discours, le parti a loué les traditions constitutionnelles ancrées en Algérie, qui « incarnent une nouvelle approche de gestion de la chose publique » au profit du citoyen », affirmant que le discours du président de la République « reflète la place du pouvoir législatif et le rôle des parlementaires qui représentent le peuple et portent ses espoirs et ses ambitions ».
Le parti a précisé que la teneur du discours « incarne un engagement traduisant la volonté politique d’aller de l’avant dans la consécration des principes de bonne gouvernance », soulignant « la franchise du président de la République quant aux positions de l’Algérie sur plusieurs questions sensibles, ce qui témoigne de la souveraineté de l’Algérie sur ses décisions politiques (…) ».
Pour sa part, le Front El Moustakbal a affiché « son intérêt profond » pour le discours du président de la République, soulignant que ce discours « comprend plusieurs points essentiels traduisant la volonté politique de construire une Algérie nouvelle qui répond aux aspirations de ses citoyens et renforce sa position sur les plans intérieur et extérieur ». Le parti a salué, dans ce cadre, les « engagements et programmes visant à réaliser un développement économique et social global à travers une vision stratégique claire ».
Evoquant l’appel du président de la République à un dialogue politique national inclusif, le Front El Moustakbal a salué cette initiative qui vise à « renforcer les droits fondamentaux et à contribuer à l’élargissement de l’action des partis politiques et des associations, tout en consolidant le front interne à l’effet de garantir une stabilité politique durable et d’instaurer une véritable pratique démocratique ».
De son côté, le parti du Front du militantisme national (FMN), a estimé que le discours du président de la République à la nation témoignait « de la volonté politique de réaliser une bonne gouvernance à travers la concertation ».
Concernant l’appel du président de la République à un dialogue national, le FMN a exhorté à « poursuivre l’écoute de toutes les composantes de la société, y compris les nouveaux partis politiques ».
De son côté, le parti TAJ a loué la teneur du discours du président de la République, mettant en avant « l’attachement ferme et constant du président de la République à honorer tous ses engagements pris devant le peuple algérien, pour améliorer le niveau de vie du citoyen et préserver sa dignité, à travers la promotion de l’économie algérienne ».
Ledit parti a également salué la détermination du président de la République à « lancer un dialogue national en vue de parachever l’organisation de la vie politique et de construire les instituions de l’Etat », réaffirmant sa « pleine adhésion à cette démarche pour une Algérie sûre, stable et prospère ».
Le Mouvement Ennahda a, de son coté, affirmé avoir suivi le discours du président de la République, le qualifiant « de tradition louable qui consacre la complémentarité entre les institutions élues, exécutives et législatives, afin de répondre aux aspirations du peuple algérien en matière de droits, de libertés et de vie décente ».
Le mouvement a également évoqué « l’importance accordée par le président de la République au dossier de la mémoire collective et la position algérienne sur les crimes commis par la France, un dossier qui ne peut faire l’objet de chantage ni tomber dans l’oubli ».
S’agissant de l’appel à un dialogue national avec la classe politique, Ennahda a considéré que cette « démarche politique consacre le consensus national et mobilise les différentes énergies et capacités algériennes pour poursuivre l’édification de l’Etat algérien sur les principes de la Proclamation du 1er novembre ».
