
Dans un geste pour le moins controversé, le Parlement européen a adopté une résolution dénonçant prétendument la situation des droits de l’Homme en Algérie. Cette initiative, fondée sur des accusations fallacieuses et dénuées de substance, ne manque pas de soulever des interrogations sur les véritables motivations de l’instance européenne. Une analyse approfondie met en lumière les failles de cette démarche et révèle un alignement préoccupant sur des agendas politiques douteux.
Des accusations fallacieuses émanant d’une instance fragilisée
La résolution du Parlement européen intervient dans un contexte où sa propre crédibilité est mise en cause. En effet, de nombreux membres de cette institution se trouvent impliqués dans des scandales de corruption, notamment dans l’affaire largement médiatisée Marocgate. Cette affaire a révélé des pratiques d’achat d’influence, ternissant l’image de la plus haute instance législative européenne. Comment, dans un tel contexte, cette institution peut-elle prétendre porter un jugement moral sur une nation souveraine comme l’Algérie ?
Les accusations portées à l’encontre de l’Algérie s’inscrivent dans une campagne de dénigrement ciblée, qui semble viser non pas à promouvoir les droits de l’Homme, mais à servir des intérêts politiques étroits. Loin d’être une démarche constructive, il s’agit d’une tentative manifeste de déstabilisation, dissimulée sous le prétexte fallacieux de préoccupations humanitaires.
Un alignement douteux avec l’extrême droite française
Cette ingérence manifeste ne peut être dissociée des agendas politiques en France. Le Parlement européen semble s’être aligné sur le discours de l’extrême droite française, qui cherche à exacerber les tensions entre Alger et Paris. L’objectif paraît évident : détourner l’attention des Français des crises internes que traverse leur pays, notamment sur le plan économique et social. En créant un ennemi extérieur, Paris espère gagner un sursis pour redresser une situation de plus en plus critique.
Pour autant, cette tentative de diversion soulève une question fondamentale : pourquoi le Parlement européen choisit-il de s’immiscer dans une affaire purement interne à l’Algérie, tout en ignorant d’autres crises humanitaires bien plus graves ?
À titre d’exemple, la bande de Ghaza est le théâtre d’une catastrophe humanitaire sans précédent, où un peuple désarmé subit depuis plus d’un an une répression brutale. L’indifférence de l’instance européenne face à cette tragédie contraste fortement avec son empressement à critiquer l’Algérie, révélant ainsi une politique à géométrie variable.
Une atteinte à la souveraineté algérienne
La résolution du Parlement européen constitue une violation flagrante des principes fondamentaux du droit international, notamment celui de la non-ingérence dans les affaires internes des États. L’Algérie, forte de son histoire et de sa souveraineté, n’a de leçons à recevoir de personne. Les Algériens ont payé un lourd tribut pour leur indépendance, et cette résolution apparaît comme une tentative maladroite de raviver des pratiques néocoloniales sous couvert de préoccupations humanitaires.
Il convient de rappeler que les droits de l’Homme, tout comme les questions de justice et de gouvernance, relèvent de la compétence exclusive des institutions nationales algériennes. L’Algérie dispose d’un système judiciaire indépendant, et toute tentative de le remettre en question ne peut être perçue que comme une ingérence inacceptable.
Retour des vieux réflexes coloniaux
La stratégie adoptée par la France, avec le soutien implicite du Parlement européen, s’apparente à une tentative de réactiver les réflexes coloniaux. Cependant, ce jeu dangereux est voué à l’échec. L’Algérie, aujourd’hui souveraine et consciente de ses droits, ne saurait tolérer de telles atteintes à sa dignité nationale. Les relations internationales doivent reposer sur des bases de respect mutuel et de coopération, et non sur des campagnes de dénigrement destinées à servir des intérêts partisans. Cette résolution du Parlement européen constitue une faute politique majeure. Elle ne fait que renforcer le sentiment d’injustice parmi les Algériens, tout en fragilisant davantage les relations entre Alger et Bruxelles. Il est temps que les institutions européennes réévaluent leur position et adoptent une approche plus équilibrée et respectueuse dans leurs interactions avec les pays tiers.
Dans un monde en quête de stabilité et de justice, les leçons d’histoire doivent être tirées pour construire des relations apaisées et respectueuses. L’Algérie, fidèle à ses principes, continuera de défendre sa souveraineté et de se tenir debout face à ces tentatives d’ingérence déguisées.
G. Salah Eddine
