
Le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a dirigé, vendredi au siège de l’Union africaine (UA) à Addis-Abeba (Éthiopie), les travaux du 34e sommet du Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (MAEP). sommet s’est tenu sous la présidence d’Abdelmadjid Tebboune en sa qualité de chef du Forum des chefs d’État et de Gouvernement du MAEP.
De nombreux dirigeants africains, ainsi que des représentants de différentes institutions et structures de l’UA, ont pris part aux discussions. Lors de son intervention, il a réaffirmé l’engagement de l’Algérie en faveur du renforcement de la gouvernance en Afrique, mettant en avant la nécessité d’une coopération accrue entre les États membres. La délégation algérienne comprenait notamment le ministre d’État, ministre des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger, M. Ahmed Attaf, le ministre de la Santé, M. Abdelhak Saihi, et la ministre de l’Environnement et de la Qualité de la vie, Mme Nadjiba Djilali. La secrétaire d’État chargée des Affaires africaines, Mme Salma Bakhta Mansouri, était également présente, aux côtés du représentant permanent de l’Algérie auprès des Nations unies, M. Amar Bendjama, et de l’ambassadrice d’Algérie en Éthiopie, Mme Salma Malika Haddadi.
Contribution volontaire d’un million de dollars
Dans un geste de soutien concret, il a annoncé une contribution volontaire d’un million de dollars de l’Algérie au MAEP, soulignant l’importance de pallier les contraintes financières qui freinent l’action du mécanisme. Il a également exhorté les pays africains à honorer leurs engagements financiers, en s’acquittant des cotisations en retard ou en apportant un soutien supplémentaire selon leurs capacités respectives. Le président Tebboune a insisté sur le rôle central du MAEP dans la consolidation de la démocratie, de l’état de droit et de la transparence institutionnelle sur le continent. Il a également rappelé l’attachement de l’Algérie aux valeurs fondamentales de bonne gouvernance, de lutte contre la corruption, de justice sociale et de protection des droits de l’homme, réaffirmant ainsi la volonté du pays de contribuer activement à l’édification d’une Afrique plus stable et prospère.
Conseil de paix et de sécurité de l’UA L’Algérie bien placée
En marge du 34e sommet du Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (MAEP), s’est tenue un événement diplomatique majeur qui s’est ouvert lundi 10 février à Addis-Abeba avec la tenue de la 46e session ordinaire du Conseil exécutif de l’Union africaine (UA).
Cette rencontre a constitué une étape clé avant le sommet des chefs d’État et de Gouvernement du 15 et 16 février, au cours de laquelle l’élection de la nouvelle direction de la Commission de l’Union africaine, avec cinq nouveaux membres du Conseil de paix et de sécurité.
Et le moins que l’on puisse dire, l’Algérie, grâce à sa position stratégique, son engagement en faveur de la paix et de la sécurité en Afrique et son influence croissante sur le continent, semble bien placée pour obtenir un siège au Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union africaine.
Ce conseil joue un rôle crucial dans la gestion des crises africaines, et l’Algérie, en raison de son histoire, de son rôle diplomatique actif et de sa contribution substantielle à la stabilité du continent, mérite pleinement de s’y représenter.
La candidate qui représente l’Algérie pour le poste de vice-présidente de la Commission de l’UA est Salma Malika Haddadi, une ambassadrice et diplomate chevronnée, ancienne envoyée au Kenya et grâce à son parcours professionnel remarquable, son sens du leadership, sa vision stratégique et sa maîtrise des enjeux continentaux et internationaux, représente pleinement les aspirations de l’Afrique en faveur de la paix, de l’unité et du développement durable.
Lors de l’élection, l’Algérie a maintenu une avance confortable sur le Maroc tout au long du processus, éliminant ce dernier de la course après six tours successifs.
L’écart significatif entre les deux pays, 30 voix pour l’Algérie contre seulement 17 pour le Maroc au sixième tour, témoigne de l’influence diplomatique algérienne sur le continent africain.
Ces élections, qui se sont tenues lors de la première journée du Conseil exécutif de l’UA, ont vu l’Algérie surpasser la Libye et le Maroc pour le mandat 2025-2027.
Par ailleurs, fidèle à sa stratégie de communication, le Maroc tente de minimiser son échec en évitant de reconnaître sa candidature à ce poste et en omettant le fait que c’est l’Algérie qui l’a écarté de la compétition en lui infligeant une claque retentissante.
L’Algérie a joué un rôle significatif lors de cette session. Le ministre des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, a souligné l’importance pour l’Afrique de repenser son organisation continentale face aux crises croissantes et aux ingérences extérieures. Il a insisté sur la nécessité pour l’Union africaine de renforcer ses mécanismes afin de défendre les intérêts communs du continent, plutôt que de subir passivement les dynamiques internationales.
Ahmed Attaf a également mis l’accent sur le rôle essentiel de l’UA dans la prévention et la gestion des conflits en Afrique.
En marge des travaux, il a eu plusieurs entretiens bilatéraux avec ses homologues africains, visant à renforcer les alliances de l’Algérie sur le continent. Ces discussions ont porté sur divers sujets, notamment la coordination sur la question palestinienne, le renforcement des relations bilatérales et les enjeux sécuritaires régionaux.
Refonte des mécanismes de l’UA
D’après le ministre, Ahmed Attaf, le monde connaît une reconfiguration géopolitique majeure, marquée par une remise en question des principes fondamentaux du droit international au profit de rapports de force fluctuants. Les dynamiques globales sont en pleine mutation, et l’Afrique ne peut se permettre de rester spectatrice de ces bouleversements plaidant pour une refonte des mécanismes de l’UA afin de doter le continent d’une autonomie stratégique réelle.
L’Algérie milite en faveur d’une Union africaine plus performante, s’appuyant sur une gouvernance plus rigoureuse et une rationalisation des ressources pour améliorer son efficacité.
Le vote pour les sièges du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine représente un moment crucial pour la diplomatie du continent. Chaque élection est un reflet des priorités africaines, des alliances géopolitiques et de l’équilibre entre les nations en termes de gestion des crises et de maintien de la paix.
Pour un pays comme l’Algérie, c’est une opportunité de confirmer son rôle de médiateur et de leader en matière de sécurité régionale.
Ce processus électoral n’est donc pas simplement une formalité, mais un moyen d’évaluer la direction que l’Afrique souhaite prendre dans la gestion de ses propres défis sécuritaires.
L’Algérie, par son engagement indéfectible en faveur de la paix et de la sécurité en Afrique, sa diplomatie proactive et son rôle de médiateur dans de nombreux conflits, se distingue comme un prétendant légitime à un siège au Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine. Sa position géostratégique et son approche fondée sur la stabilité et la coopération régionale en font un partenaire incontournable pour le continent.
Forte de son engagement historique en faveur de l’unité et du développement africain, l’Algérie s’impose comme un acteur influent au sein de l’Union africaine. Son rayonnement diplomatique croissant et son implication active dans la gestion des crises lui assurent un soutien considérable parmi les États membres.
Sa candidature à la nouvelle direction de la Commission de l’UA reflète son ambition de renforcer la gouvernance africaine et de défendre les intérêts stratégiques du continent à l’échelle internationale.
Grâce à son rôle de premier plan en matière de paix et de développement, l’Algérie dispose de solides atouts pour obtenir un siège, consolidant ainsi sa position de leader au sein de l’organisation panafricaine.
Ch. L.
