
Lors d’une journée de formation organisée à l’École nationale d’administration (ENA) sous le thème «La participation des jeunes… acquis et Perspectives», la ministre des Relations avec le Parlement, Mme Kaouter Krikou, a réaffirmé le rôle fondamental des jeunes dans la consolidation des institutions et la pérennisation des acquis nationaux. Une vision qui s’inscrit dans la dynamique de transformation engagée par le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune.
S’exprimant devant un parterre de jeunes cadres et d’experts, Mme Krikou a mis en exergue l’importance de la formation qualitative comme levier stratégique d’émancipation et de montée en compétence de la jeunesse. «L’édification d’un État moderne repose sur une jeunesse bien formée, consciente des enjeux nationaux et résolument engagée dans la construction d’un avenir prospère», a-t-elle noté.
Rappelant les acquis consacrés par la Constitution de 2020, la ministre a évoqué la création du Conseil supérieur de la jeunesse (CSJ) comme un tournant décisif dans la reconnaissance du rôle des jeunes en tant qu’acteurs à part entière du développement. Cette instance, selon elle, incarne une volonté politique forte d’associer la jeunesse aux grandes orientations stratégiques du pays et de garantir son implication dans la gouvernance.
Dans cette optique, plusieurs programmes de formation et d’accompagnement ont été mis en place, visant à doter la jeunesse des outils nécessaires pour répondre aux défis contemporains. Ces initiatives, portées par l’État, visent également à insuffler une nouvelle dynamique citoyenne, fondée sur l’innovation et l’entrepreneuriat.
Une jeunesse engagée et un ancrage institutionnel renforcé
Le ministre de la Jeunesse et président du CSJ, M. Mustapha Hidaoui, a, quant à lui, salué la présence croissante des jeunes dans les institutions élues, à l’échelle nationale et locale. Une participation qui témoigne, selon lui, d’une prise de conscience collective quant à la nécessité d’investir pleinement l’espace politique et institutionnel.
«L’Algérie nouvelle ne peut se construire sans l’apport de sa jeunesse. Nous assistons à une transformation tangible, où les jeunes deviennent des acteurs décisionnels, porteurs d’idées novatrices et de projets structurants», a-t-il déclaré.
Il a également mis en lumière l’une des priorités du CSJ : renforcer les liens entre la jeunesse de la diaspora et le pays d’origine. Selon lui, l’engagement des jeunes Algériens établis à l’étranger constitue un atout stratégique pour le rayonnement de l’Algérie sur la scène internationale.
Les jeunes de la diaspora
Cette perspective a été largement partagée par le secrétaire d’État auprès du ministre des Affaires étrangères, chargé de la Communauté nationale à l’étranger, M. Sofiane Chaib. Il a insisté sur la place cruciale de la jeunesse algérienne expatriée, qualifiée de «force motrice de la nation, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de ses frontières».
«Les jeunes de la diaspora ne sont pas en marge de cette dynamique nationale. Au contraire, ils constituent une boussole stratégique dans l’élaboration des politiques publiques. Leur expertise, leur réseau et leur volonté de contribuer au développement du pays sont des atouts indéniables pour l’Algérie de demain», a-t-il affirmé.
M. Chaib a par ailleurs rappelé l’engagement du président de la République à faciliter l’implication des compétences algériennes à l’étranger, notamment à travers la mise en place d’une législation favorable à l’investissement. Dans ce cadre, il a appelé les entrepreneurs et porteurs de projets issus de la diaspora à tirer parti des opportunités offertes par la nouvelle loi sur l’investissement, conçue pour encourager l’innovation et le transfert de savoir-faire.
Une ambition nationale portée par une jeunesse consciente et engagée
À travers ces différentes interventions, la rencontre a mis en lumière une ambition claire : faire de la jeunesse un pilier central du renouveau national. Son engagement, sa créativité et son dynamisme sont perçus comme des éléments essentiels pour inscrire l’Algérie dans une trajectoire de prospérité durable.
Loin d’être de simples bénéficiaires des politiques publiques, les jeunes sont désormais appelés à en être les architectes et les garants. Un défi de taille qui repose sur une double exigence : leur donner les moyens de réussir tout en leur confiant la responsabilité de préserver et d’enrichir les acquis de la nation, dans la continuité du serment des chouhada.
G. Salah Eddine
