Par Kheireddine B.
Nouvelle victoire diplomatique pour l’Algérie. Après avoir fait son come-back sur la scène internationale, l’Algérie multiplie les acquis et les succès. Le dernier en date est l’acceptation par les autorités du Niger de la médiation algérienne qui vise à promouvoir la solution politique à la crise dans
le cadre du plan de règlement présenté par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune.

En effet, depuis l’élection d’Abdelmadjid Tebboune à la tête du pays, l’Algérie affiche un bilan diplomatique très riche avec plusieurs succès tant sur le plan régional qu’international. Rappelons-nous l’organisation triomphale du Sommet arabe en novembre 2022, la signature par les factions palestiniennes en octobre 2022 de la Déclaration d’Alger, à l’issue des travaux de la conférence d’unification des rangs palestiniens, et également l’élection de l’Algérie au poste de membre non permanent au Conseil de sécurité des Nations unies pour la période 2024-2025. Grâce à cette élection, le pays dispose désormais d’une tribune mondiale pour faire entendre sa voix sur les questions régionales et internationales qui ont un impact sur notre monde.
Aussi, l’Algérie se distingue par son rôle et ses efforts constants de médiation pour régler les conflits. Dans ce sens, on évoque le conflit au Niger, pour le dénouement duquel Alger avait proposé, le 29 août dernier, des discussions politiques “pendant six mois au maximum (…) avec la participation et l’approbation de toutes les parties au Niger sans exclusion”, sous la tutelle d’”une autorité civile dirigée par une personnalité consensuelle et acceptée par tous les bords de la classe politique” afin de conduire au “rétablissement de l’ordre constitutionnel dans le pays”. Cette proposition de sortie de crise vient d’être acceptée par les autorités du Niger. C’est un communiqué rendu public par le ministère des Affaires Etrangères et de la Communauté nationale à l’étranger qui annonce la position du gouvernement nigérien : “Cette acceptation de l’initiative algérienne conforte l’option de la solution politique à cette crise et ouvre la voie à la réunion des conditions devant permettre de la surmonter pacifiquement dans l’intérêt du Niger et de l’ensemble de la région.”
Il faut dire que la proposition algérienne se distingue par sa force et sa pertinence car elle aborde la crise au Niger dans un contexte qui va au-delà de la dimension nationale pour englober la dimension régionale, plus précisément la région du Sahel. C’est pourquoi une conférence internationale a été organisée dans le but de mobiliser les financements nécessaires à la concrétisation des programmes de développement dans cette zone du Sahel. Il est clair que le niveau de développement dans cette région représente une condition essentielle pour assurer la pérennité de la paix et de la sécurité.
Il convient de souligner que l’Algérie a lancé des projets structurants visant à développer l’ensemble de la région, notamment la route transsaharienne, l’autoroute de fibre optique et le projet de gazoduc Nigeria-Algérie qui traverse le Niger. D’ailleurs, l’Algérie a toujours privilégié la négociation et les consensus plutôt que les agressions et les dissensions.
Ainsi, en vue concrétiser sur le terrain cette initiative, le chef de la diplomatie algérienne, Ahmed Attaf, se rendra prochainement à Niamey, selon le communiqué : “Prenant acte de cette notification, le président de la République a instruit le ministre des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger, Ahmed Attaf, de se rendre à Niamey dans les plus brefs délais, en vue d’y entamer des discussions préparatoires sur la mise en œuvre de l’initiative algérienne avec toutes les parties prenantes.”
Ce nouvel exploit confirme plus que jamais le retour de l’Algérie sur l’échiquier géostratégique international, mais aussi et surtout son poids dans la région ainsi que sa voix audible, raisonnable et son engagement en faveur de la résolution pacifique des conflits.
