22e Assemblée générale de L’ACNOA: Husain Al-Musallam, président de World Aquatics, à Alger16: «Développer les sports aquatiques en Afrique»

Husain Al-Musallam, président de World Aquatics depuis 2021, est un leader visionnaire des sports aquatiques. Il œuvre pour démocratiser la natation en Afrique en développant infrastructures et formations. Son ambition : faire émerger une nouvelle génération de champions tout en valorisant l’éducation des athlètes.
Alger 16 a eu l’honneur d’échanger avec Husain Al-Musallam, président de World Aquatics (ex-FINA), en marge de la 22ᵉ session de l’ACNOA à Alger. Lors de cet entretien, il a partagé sa vision du développement des sports aquatiques en Afrique, notamment à travers des infrastructures modernes, des programmes de formation et des opportunités pour les athlètes africains.

Entretien réalisé par G. Salah Eddine et Ammour Ryad

Comment se déroule votre séjour en Algérie à l’occasion de cette session de l’ACNOA ?
Je suis très heureux d’être en Algérie en ce mois béni de Ramadan et je tiens à adresser mes vœux au peuple algérien. C’est un plaisir d’être ici aux côtés de mes frères du Comité olympique sportif algérien, au côté de son ministre des Sports, ainsi que de nos collègues du continent africain.

Votre présence ici témoigne de votre volonté de promouvoir les sports aquatiques en Afrique. La fédération internationale prévoit d’ailleurs la construction de quatre grandes piscines olympiques sur le continent. Pouvez-vous nous en dire davantage ?
Effectivement, cette initiative a été officialisée lors de la 22ᵉ assemblée générale de l’ACNOA ici à Alger. Mon rôle en tant que président de World Aquatics est de signer des accords pour développer les sports aquatiques en Afrique.
Mais il ne s’agit pas seulement de construire des piscines. Nous travaillons aussi sur la formation des entraîneurs, ainsi que sur des programmes de bourses d’études et d’entraînement pour les jeunes nageurs africains. À ce jour, 42 athlètes africains bénéficient déjà de ces bourses, d’ailleurs, deux athlètes algériens ont bénéficié de cela, une athlète féminine et un athlète masculin. Ils s’entraînent dans des pays comme la France, la Hongrie, la Thaïlande et l’Australie.

Ces bourses ne se limitent pas uniquement à l’entraînement sportif, elles intègrent aussi un volet éducatif. Pourquoi cet aspect est-il si important ?
C’est un point essentiel pour nous. L’éducation est la priorité absolue de World Aquatics. Nous voulons que nos athlètes, une fois leur carrière terminée, puissent avoir un impact positif dans leur société et jouer un rôle actif dans leur communauté.
Nous ne nous limitons donc pas au sport : nous voulons développer des infrastructures et des opportunités qui permettront aux nageurs africains de réussir dans et en dehors des bassins.

Le niveau des entraîneurs est parfois relégué au second plan, mais c’est un aspect très important. Avez-vous des plans précis pour la formation des entraîneurs en Afrique ?
Absolument. Nous avons l’autorisation et les ressources pour recruter les meilleurs entraîneurs internationaux et les envoyer en Afrique. Si nous réussissons à moderniser les méthodes d’entraînement et à élever le niveau des coachs, nous verrons bientôt des nageurs africains se hisser sur les podiums olympiques.
D’ici quatre ans aux Jeux de Los Angeles, pourquoi ne pas imaginer des athlètes africains décrocher des médailles d’or, d’argent ou de bronze ? L’objectif est qu’ils soient de sérieux prétendants dans toutes les compétitions.

Quand ces projets verront-ils concrètement le jour ?
Ils sont déjà en cours. Ce ne sont pas que des paroles sur du papier. Nous avons commencé les programmes de formation et les bourses d’études. Deux nageurs algériens, une fille et un garçon, en bénéficient déjà.
De plus, nous constatons que la transformation du coaching en Afrique avance à un bon rythme. Nous sommes déterminés à voir des résultats concrets rapidement.

Quelles sont les premières nations africaines
à recevoir ces infrastructures ?

D’ici 2025, quatre piscines olympiques seront finalisées en Angola, au Rwanda, au Cap-Vert et au Lesotho.
En parallèle, nous avons également contribué au développement du bassin olympique de Dakar, qui accueillera les Jeux olympiques de la jeunesse en 2026.

L’Afrique progresse dans les sports aquatiques, notamment avec l’Égypte
et la Tunisie. Quel est votre avis sur cette évolution ?

Vous avez raison. Nos premiers programmes en Égypte ont déjà donné des résultats impressionnants. L’équipe égyptienne s’est considérablement améliorée, non seulement en natation, mais aussi dans d’autres disciplines aquatiques.
Un exemple historique : lors des Championnats du monde de Doha, une plongeuse égyptienne a remporté une médaille en natation artistique, une première pour un pays arabe.
Cela prouve que le potentiel est énorme, mais nous devons encore renforcer les infrastructures dans de nombreux pays africains. C’est l’un des grands défis à relever.

Un dernier mot ?
Je tiens à remercier l’Algérie pour son accueil chaleureux. J’ai promis à mes collègues, au président du Comité olympique algérien et au ministre des Sports que je reviendrai cette année, dès que mes engagements internationaux me le permettront.
G. S. E. et A. R.

ALGER 16 DZ

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