Rejet de la liste de ressortissants algériens faisant l’objet de décisions d’éloignement du territoire français: Une position de souveraineté et un respect strict des protocoles diplomatiques

Lundi dernier, lors de l’émission «Hadith Al Djazair», diffusée sur la chaîne de télévision AL24 News, des experts en géopolitiques et en relations internationales ont examiné le communiqué de la diplomatie algérienne, qui a clairement rejeté la liste de ressortissants algériens faisant l’objet de décision d’éloignement du territoire français.

Le refus par l’Algérie de la liste des ressortissants communiquée par la diplomatie française marque un tournant dans les relations entre les deux pays. «L’Algérie a fait valoir que la France ne pouvait, unilatéralement et à sa seule discrétion, décider de remettre en cause le canal traditionnel de traitement des dossiers d’éloignements», c’est sur ces mots qu’a résonné le communiqué du ministère des Affairesétrangères, qui a refusé la liste sur el fond et sur la forme.
Par ce rejet catégorique, Alger exprime une position de souveraineté et une volonté de respect strict des protocoles diplomatiques. Ce positionnement a suscité de nombreuses réactions parmi les experts en sciences politiques, qui voient dans cet épisode une manifestation plus large des tensions bilatérales.

Mise en garde contre les dérives françaises
Dans ce contexte, Dr. Samir Bouaïssa, professeur de sciences politiques, indique que «la réaction algérienne est à la hauteur de l’affront diplomatique français».
Il a expliqué que «la France ne peut pas imposer unilatéralement une liste d’expulsions à l’Algérie et exiger une validation automatique. Cela va à l’encontre des usages diplomatiques et des accords en vigueur». Une telle attitude, perçue comme une tentative de forcer la main aux autorités algériennes, risque de raviver les mémoires historiques et d’envenimer davantage des relations déjà marquées par une histoire coloniale lourde.
Le politologue insiste également sur l’importance du respect des procédures diplomatiques : «La gestion de ces dossiers doit se faire via les canaux consulaires et non par des déclarations publiques visant à exercer une pression politique».
Il a martelé enfin que «ce qui se joue ici, ce n’est pas seulement une question de sécurité ou de migration, mais une stratégie de la France pour satisfaire certaines franges de son électorat en prélude à l’élection présidentielle de 2027». Ainsi, cette démarche française, en apparence technique et administrative, relèverait en réalité d’un calcul politique destiné à flatter les courants les plus durs de l’opinion publique française.

Une politique d’ultimatum refusée par Alger
De son côté, Dr. Zohir Bouamama met en garde contre une approche coercitive qui ne ferait que radicaliser la position algérienne. «L’Algérie n’acceptera jamais de traiter sous la pression», a-t-il affirmé. Selon lui, «l’usage de délais imposés et de discours menaçants ne peut aboutir qu’à un durcissement de la position algérienne». Cette posture de fermeté traduit une volonté d’affirmation de la souveraineté algérienne face à ce qui est perçu comme une ingérence.
L’universitaire replace également cette affaire dans un cadre plus large de tensions persistantes entre les deux capitales. «L’expulsion de ressortissants présumés dangereux ne peut se faire sans un examen cas par cas, respectant les conventions consulaires et diplomatiques. Or, la France cherche ici à contourner ces mécanismes en médiatisant l’affaire et en tentant de délégitimer la réaction algérienne», a-t-il déploré.
Cette volonté de forcer la main de l’Algérie, en passant par la sphère médiatique plutôt que par les circuits diplomatiques habituels, est perçue comme une tentative d’humiliation publique. Elle risque de durcir davantage la position d’Alger et de repousser toute perspective de dialogue constructif.

La question des accords bilatéraux en jeu
Par ailleurs, Dr. Anis Boukeider, professeur en relations internationales, insiste sur le non-respect par la France des accords signés entre les deux pays. «Les autorités françaises ne peuvent pas appliquer de manière arbitraire le protocole de 1994 sans tenir compte des accords consulaires de 1974, qui restent le cadre régissant les relations migratoires et consulaires entre les deux nations», a-t-il expliqué.
Pour l’expert, «la France donne l’impression de vouloir imposer des conditions unilatérales, ce qui rappelle certaines pratiques de l’époque coloniale. Or, l’Algérie est un État souverain et entend le faire respecter». Cette déclaration révèle combien ce dossier réveille des tensions historiques profondes. Si la France entend dicter ses conditions sans concertation, elle risque de déclencher une réaction de rejet encore plus ferme de la part d’Alger.
L’application unilatérale de ces mesures par Paris remet en question l’équilibre des engagements pris de part et d’autre et réduit les marges de manœuvre pour une issue diplomatique apaisée.

Un conflit diplomatique aux dimensions politiques
Au-delà de l’affaire des expulsions, c’est bien la nature des relations franco-algériennes qui est en jeu. Dr. Bouaïssa a estimé que «l’Algérie a su déjouer le jeu politique de certains responsables français, qui cherchent à instrumentaliser ce dossier à des fins électorales». Cette situation met en lumière les stratégies politiciennes françaises visant à capitaliser sur le dossier migratoire pour rallier un électorat sensible à ces questions.
Selon lui, «la France veut apparaître ferme sur la question de l’immigration, mais elle se heurte à la volonté algérienne de ne pas se laisser dicter des politiques contraires à ses intérêts». L’Algérie, en maintenant une posture inflexible, cherche ainsi à démontrer son indépendance et son refus de toute tutelle.
Dr. Bouamama prévient que si Paris persiste dans cette voie, «la crise diplomatique pourrait s’aggraver, avec des conséquences sur d’autres volets de la coopération bilatérale».
En d’autres termes, l’intransigeance française sur ce dossier pourrait avoir des répercussions bien au-delà de la seule question migratoire, menaçant des domaines aussi stratégiques que la coopération économique, sécuritaire et énergétique entre les deux pays.
En tous cas, l’affaire de la liste des ressortissants s’inscrit dans un contexte plus large de tensions entre l’Algérie et la France. En affirmant clairement son refus d’une approche unilatérale et menaçante, Alger envoie un message fort : la relation bilatérale doit être fondée sur le respect mutuel et le dialogue diplomatique.
Les prochains épisodes de ce bras de fer diplomatique seront décisifs pour l’avenir des relations entre les deux pays. Mais une chose est certaine : l’Algérie ne cédera ni à la pression ni à l’ultimatum.
G. Salah Eddine

Bruno candidat en 2027 : «L’Algérophobie» comme programme…

Concernant sa démission, Bruno Retailleaux, jouant ainsi sur la peur et la nostalgie pour séduire un électorat radicalisé derrière ces attaques répété, une stratégie bien rodée menée par le ministère de l’intérieur français prête à tout, décidément, pour capter l’attention et les voix d’une frange extrême de l’opinion publique.
Toujours plus virulent, Retailleaux persiste et signe, qu’il démissionnera si la France recul sur ce que les médias français appellent le « dossier algérien » et prévient qu’il va durcir le ton contre Alger qui refuse de transgresser les lois international, selon lui, ce ministre de l’intérieur de l’ancien colonisateur continue d’occuper le débat public par des déclarations choquantes son obsession « les OQTF » ces obligations de quitter le territoire français reviennent à expulser leur pays d’origine les ressortissants étrangers en situation irrégulière, Bruno ne s’en cache pas il souhait les voir se multiplier, visant en particulier Alger quitte à ne pas respecter le cas légale d’application comme cela est apparu plusieurs fois ces derniers mois. L’Algérie, ce pays cible parfaite au pays l’OAS et des crimes coloniaux est un excellent prétexte.
Bruno, n’est pas seulement ministre de l’Intérieur aussi candidat à la tête du parti les républicains ou LR qui a depuis plusieurs décennies opéré son extrême droitisation, il souhaite par ses discours courtisant un électorat raciste et nostalgique de l’Algérie française a tiré une clientèle électorale la plus importante possible en vue de l’élection présidentielle de 2027, ce mardi 18 mars, et comme par hasard, 24h après la réponse d’Alger, Bruno Retailleau dépose officiellement sa candidature, un pas vers cette présidentielle en France. Pendant que le ministre de l’Intérieur français s’offre hors de son champ de compétence, la police française qui elle s’y trouve apparaît hors de contrôle, selon un député a récemment rappelé qu’en France un noir ou un arabe a 20 fois plus de possibilité de se faire contrôler qu’un blanc par les forces de l’ordre.
La France est multi condamnée par les juridictions européennes et internationales pour ses contrôles de police abusifs au faciès, certains ont donné lieu à des morts notamment nationaux ou binationaux algériens alors continuer à taper sur l’Algérie pour gagner les faveurs de l’électorat raciste, la France sombre, mais la balle reste dans le camp de son exécutif. Pour rappel, ce mardi 18 mars, et comme par hasard, Bruno Retailleau dépose officiellement sa candidature à la présidence de LR, un pas vers la présidentielle de 2027 en France. Enfin entre l’Algérie et la France, la crise diplomatique se durcit, va ton vers une rupture inévitable ?
ALGER16

ALGER 16 DZ

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