
Dimanche dernier, Mme Ibtissam Hamlaoui, présidente de l’Observatoire national de la société civile (ONSC), a insisté sur la nécessité d’ouvrir le débat à l’ensemble des acteurs de la société civile et de prendre en compte leurs opinions, tout en exposant la stratégie de l’ONSC à cet égard.
Lors d’une conférence de presse tenue en marge du colloque organisé par l’ONSC et le Centre de l’Union africaine pour la lutte contre le terrorisme (CUACT) sur «Le rôle de la société civile dans le renforcement de la paix et la lutte contre le terrorisme en Afrique», Mme Hamlaoui a souligné que l’Observatoire devait se positionner comme un espace dédié aux idées, à la créativité ainsi qu’à l’élaboration de plans et de stratégies relevant de ses compétences, afin de soutenir les pouvoirs publics. Elle a ajouté que la première étape à entreprendre dans ce cadre serait d’ouvrir la voie au dialogue et au débat avec l’ensemble des acteurs de la société civile.
Elle a également précisé que les portes de la présidence de l’Observatoire seront ouvertes aux acteurs de la société civile deux jours par semaine (samedi et jeudi), afin de favoriser les échanges, d’entendre leurs avis et de permettre le débat.
Mme Hamlaoui a souligné l’importance de travailler de manière horizontale, affirmant qu’avant d’évoquer les formations ou le renforcement des capacités, il est essentiel d’écouter d’abord les véritables préoccupations de tous les acteurs de la société civile.
Dans ce contexte, elle a mis en avant que les comités de quartiers, ainsi que les associations communales et de wilaya, représentent les piliers de la société civile, en étant son véritable prolongement. En évoquant l’accord de coopération signé dimanche entre l’ONSC et le CUACT, Mme Hamlaoui a indiqué que cet accord, visant à établir les bases d’une coopération entre les deux organismes, comportait plusieurs axes, notamment les campagnes de sensibilisation de la société civile et son rôle essentiel dans les efforts de prévention et de lutte contre le terrorisme.
Elle a également souligné l’expertise de l’Algérie dans la gestion des questions liées à la lutte antiterroriste, notamment la lutte contre la traite des êtres humains et la défense des droits des migrants clandestins, comme en témoigne la reconnaissance du Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR).
En outre, elle a affirmé que l’Algérie figure parmi les pays garantissant la sécurité, la prise en charge médicale et même l’éducation des réfugiés, mettant en avant la prise en charge totale, par l’État algérien des enfants accompagnant les migrants clandestins.
A. Ryad
