
Les travaux de déviation du pipeline de gaz de pétrole liquéfié (GPL) à Alger devraient être finalisés et mis en service d’ici le mois de juin, a annoncé Naftal dans un communiqué publié jeudi dernier.
Ce projet s’inscrit dans le cadre du réaménagement de la façade maritime de la capitale, prévu par le «Plan blanc». Il vise à supprimer les contraintes posées par l’ancien tracé du pipeline, qui traversait la zone de loisirs des Sablettes, freinant ainsi son intégration optimale dans les projets de développement urbain.
Réalisée par l’entreprise Cosider Canaux, cette opération, lancée en mars 2024, avance selon le calendrier établi. Elle répond à un cahier des charges rigoureux, à la hauteur de la complexité technique et stratégique de ce chantier.
L’ancien pipeline, d’un diamètre de 8 pouces et long de plus de 5 kilomètres, représentait un véritable défi en raison de la configuration du terrain et de la densité des réseaux souterrains. Sa déviation nécessitait en outre de garantir, sans interruption, l’approvisionnement en GPL de sept wilayas, ce qui a exigé une planification méticuleuse et une exécution techniquement irréprochable.
Le nouveau tracé, approuvé par les services de la wilaya d’Alger, repose sur une conduite de 10 pouces de diamètre reliant le port pétrolier d’Alger au dépôt de Caroubier. Une opération de forage dirigé a par ailleurs été effectuée sous la route nationale RN 11, afin d’assurer le raccordement du nouveau pipeline sans perturber le trafic routier ni endommager les infrastructures.
Naftal souligne que ce projet illustre une approche intégrée de la gestion des infrastructures énergétiques en milieu urbain, conciliant sécurité énergétique, sécurité publique, développement urbain durable et respect des normes environnementales. Il est en cours d’examen par le ministère de l’Environnement et l’Autorité de régulation des hydrocarbures (ARH).
M. Khadidja
