
La présidente de l’Observatoire national de la société civile, Ibtissam Hamlaoui, a mis en avant, lundi dernier à Oran, le rôle stratégique des organisations et mouvements estudiantins dans la lutte contre la drogue.
Intervenant lors d’un colloque national intitulé «Le rôle des organisations estudiantines dans la lutte contre la drogue», organisé par l’Observatoire, Mme Hamlaoui a qualifié ces structures de « force d’avant-garde de la société », insistant sur leur « rôle central, déterminant et efficace ».
Elle a souligné que l’Algérie attend de ses jeunes universitaires des initiatives novatrices et un engagement constant pour faire reculer ce fléau. « Les institutions de l’État ont besoin de votre implication, de votre conscience et de votre soutien. L’Observatoire national de la société civile est à vos côtés pour appuyer vos actions et concrétiser vos projets », a-t-elle affirmé.
Pour elle, la lutte contre la drogue ne peut être dissociée du contexte global dans lequel évolue la société algérienne, car elle s’inscrit dans les défis, les enjeux et les mutations que connaît le pays sur la scène régionale et mondiale.
« Il existe un consensus sur les menaces qui planent sur l’Algérie, cible d’hostilités et de manœuvres visant à affaiblir sa souveraineté, à travers des formes de guerre non conventionnelle, notamment par le biais des médias, des réseaux sociaux et des plateformes numériques, en plus de la désinformation et de la manipulation de l’histoire et des faits »,
a-t-elle dénoncé.
Elle a rappelé que « l’Algérie, forte de ses principes, engagée dans la défense des causes justes et active sur les scènes internationales et régionales, dérange ses détracteurs d’hier et d’aujourd’hui, qui recourent à des méthodes déloyales pour tenter de l’ébranler et porter atteinte à sa souveraineté ».
Mme Hamlaoui a déclaré que « la prolifération de la drogue et des substances psychotropes, qui s’attaque à la jeunesse algérienne, véritable richesse du pays, s’inscrit dans cette même guerre insidieuse », qualifiant cette méthode de « l’une des plus pernicieuses ».
Elle a salué la vigilance de l’Armée nationale populaire et des forces de sécurité, qui, selon elle, « ne relâchent pas leur surveillance ». Les résultats obtenus dans la lutte contre les réseaux de trafic, tant aux frontières qu’à l’intérieur du pays, témoignent, a-t-elle dit, de la lucidité et de la fermeté de l’État algérien.
Dans le cadre de cette rencontre de deux jours, une exposition a été organisée, réunissant les acteurs de la lutte antidrogue, dont la Sûreté nationale, la Gendarmerie, la Protection civile, le Croissant-Rouge algérien et les services de santé.
L’événement vise à mettre en lumière l’engagement des organisations estudiantines à travers des débats thématiques. Des ateliers porteront notamment sur les premiers secours, l’accompagnement psychologique des toxicomanes et la production de contenus de sensibilisation.
Cheklat Meriem
