
Le ministre de la Jeunesse, chargé du Conseil supérieur de la jeunesse (CSJ), Mustapha Hidaoui, a annoncé, jeudi dernier depuis Médéa, que la gestion totale des infrastructures de jeunesse sera désormais conditionnée par une autorisation délivrée par le ministère de tutelle.
«Une décision a été prise aujourd’hui de geler l’arrêté ministériel qui accordait aux associations la gestion totale des infrastructures de jeunesse relevant du secteur, et de maintenir une gestion partielle. La gestion totale de ces structures sera désormais soumise à une autorisation délivrée par le ministère de la Jeunesse», a déclaré le ministre en marge de sa visite de travail et d’inspection dans la wilaya de Médéa.
Cette nouvelle orientation vise à «concrétiser les objectifs fixés par le département de la jeunesse et à optimiser l’utilisation des infrastructures et des ressources disponibles dans le secteur», a-t-il expliqué. Il a précisé que les structures relevant de la jeunesse «ne se contenteront plus d’accueillir des activités classiques, mais seront appelées à abriter des programmes pédagogiques adaptés à leur vocation, tels que le camping et les échanges entre clubs et associations de jeunes». Au pôle universitaire de Médéa, le ministre a présidé une rencontre consacrée au lancement de l’initiative «Jeunes : ambassadeurs de la mémoire», initiée par le CSJ à l’occasion de la célébration de la Journée nationale de la mémoire, coïncidant avec le 80e anniversaire des massacres
du 8 mai 1945.
Lors de cette rencontre,
M. Hidaoui a affirmé que cette initiative «reflète l’attachement de la jeunesse au combat de leurs aînés et à la promesse faite aux martyrs de préserver leurs sacrifices et de ne jamais oublier les crimes commis par l’occupant colonial».
Il a ajouté que «l’initiative jeunes : ambassadeurs de la mémoire constitue un défi lancé à ceux qui tentent de falsifier notre histoire et notre mémoire. Elle représente également une opportunité pour les jeunes de démontrer leurs capacités en matière de création de contenu, de recherche scientifique et d’histoire, afin de transmettre ce savoir aux autres et de renforcer ainsi leur conscience nationale».
Le ministre a entamé sa visite à Médéa par un recueillement au cimetière des martyrs, en présence des autorités locales, avant de visiter une exposition consacrée aux massacres du 8 mai 1945, organisée par l’Université de Médéa en collaboration avec la direction locale des moudjahidine.
Il s’est ensuite rendu au Centre de loisirs scientifiques de Médéa ainsi qu’à la maison de jeunes de Tibhirine, située sur les hauteurs de la ville. À cette occasion, il a insisté sur la nécessité de renforcer l’encadrement et l’accompagnement des jeunes, tout en rappelant l’importance de respecter la vocation principale des structures de jeunesse, en multipliant les activités susceptibles de favoriser leur épanouissement.
M. Khadidja
