
Novak Djokovic a officialisé hier la fin de sa collaboration avec Andy Murray. Sur ses réseaux sociaux, le Serbe a remercié son ancien rival devenu coach :
«Merci coach Andy pour ton travail, les bons moments et ton soutien ces six derniers mois, sur le court comme en dehors. J’ai sincèrement apprécié approfondir notre amitié», a-t-il écrit.
L’Écossais n’aura donc passé que six mois aux côtés du champion aux 24 titres du Grand Chelem. Leur association, annoncée fin novembre, avait suscité la curiosité et l’enthousiasme des fans, tant par leur passé de rivaux que par la forte personnalité des deux hommes. Ce choix témoignait aussi des ambitions toujours intactes de Djokovic, en quête d’un nouveau souffle après sa séparation avec Goran Ivanisevic en mars.
Depuis plusieurs années, Djokovic aime s’entourer d’ex-légendes du circuit : Boris Becker, André Agassi, Goran Ivanisevic… Cette fois, c’est Andy Murray, tout juste retraité, qui avait accepté de relever le défi. Les deux anciens adversaires ont commencé leur collaboration en janvier à l’Open d’Australie, où Djokovic avait atteint les demi-finales avant d’abandonner face à Alexander Zverev, blessé, après avoir battu Carlos Alcaraz en quarts. À l’issue du tournoi, le Serbe s’était dit reconnaissant envers Murray et avait laissé entendre qu’une discussion déciderait de la suite de leur collaboration.
Mais les résultats décevants se sont enchaînés. Depuis sa défaite en finale à Miami, Djokovic ne parvient plus à retrouver son niveau. Sur terre battue, il a enchaîné les éliminations précoces : dès son entrée en lice à Monte-Carlo puis à Madrid, avant de déclarer forfait pour le Masters 1000 de Rome. Depuis son abandon en Australie, il n’a disputé que cinq tournois, avec quatre sorties au premier tour.
À moins de deux semaines de Roland-Garros, le n°7 mondial tente de relancer sa saison. Il s’est inscrit à l’ATP 250 de Genève la semaine prochaine… sans Andy Murray à ses côtés.
A. Amine
