
L’Agence nationale des produits pharmaceutiques (ANPP) a enregistré près de 2 500 décisions relatives à l’enregistrement de médicaments et à l’autorisation de mise sur le marché de dispositifs médicaux durant l’année 2024, a annoncé mardi dernier Khadidja Bouguerra, responsable du management de la qualité au sein de l’Agence.
Intervenant sur les ondes de la radio algérienne, Mme Bouguerra a précisé que parmi ces décisions, environ 1 350 concernent l’enregistrement de médicaments et plus de 1 100 portent sur l’approbation de la commercialisation d’équipements médicaux, ce qui marque une progression significative par rapport à l’année 2023, au cours de laquelle environ 1 050 autorisations avaient été délivrées.
Ces statistiques traduisent, selon elle, une amélioration des performances de l’ANPP et la consolidation d’un cadre réglementaire plus stable, clair et efficient. Elle a souligné que la production locale satisfait actuellement près de 79% des besoins nationaux, fruit d’un travail rigoureux basé sur l’étude approfondie des dossiers, les analyses en laboratoire, ainsi que l’évaluation scientifique et technique des produits pharmaceutiques.
Mme Bouguerra a également noté une hausse de l’intérêt des investisseurs dans le domaine pharmaceutique, stimulé par un cadre réglementaire performant mis en place au cours des quatre dernières années. Elle y voit une traduction concrète de la stratégie des hautes autorités du pays en faveur de l’investissement local et du renforcement de la production nationale. Dans cette optique, et conformément aux orientations du ministère de l’Industrie pharmaceutique, l’ANPP encourage les opérateurs à se lancer dans la fabrication de médicaments en tension sur le marché, a-t-elle ajouté, mettant en avant la maîtrise acquise par l’industrie nationale dans les différentes catégories de médicaments.
Par ailleurs, l’Agence oriente également les acteurs du secteur vers la production de médicaments innovants et le développement dans le domaine des biotechnologies, afin d’accompagner les mutations technologiques à l’échelle mondiale, a-t-elle conclu.
Cheklat Meriem
