
Plusieurs partis politiques ainsi que des organsations ont lancé des appels à une mobilisation nationale générale, sous la conduite de l’Etat et avec l’appui des partis et de la société civile, pour faire face à tous les défis.
Consolidation de la souveraineté nationale
Le Premier secrétaire national du Front des forces socialistes (FFS), Youcef Aouchiche, a appelé, samedi dernier à Chlef, à œuvrer pour la mobilisation et le renforcement de la souveraineté nationale, à travers la sensibilisation des diverses composantes de la société et l’encouragement à une participation active dans cette dynamique.
Youcef Aouchiche, Premier secrétaire national du Front des forces socialistes (FFS), est intervenu samedi dernier lors d’un séminaire politique organisé avec les militants de son parti. À cette occasion, il a mis en avant la nécessité d’une mobilisation urgente, appelant à renforcer la souveraineté nationale, à assurer une immunité sociale et politique, et à édifier des institutions solides et crédibles. Il a insisté sur l’importance de consacrer pleinement la démocratie et le pluralisme dans tous les secteurs, compte tenu de la conjoncture régionale et internationale actuelle. Il a souligné que «l’Algérie est ciblée de toutes parts, en raison de ses richesses, de sa position stratégique et de son attachement indéfectible à ses principes fondamentaux hérités de la glorieuse Révolution de libération, notamment le droit des peuples à l’autodétermination et le soutien aux causes justes». D’après lui, cela impose que le pays soit défendu par son peuple, à travers des institutions fortes et une vision inclusive et unifiée, sans quoi il pourrait faire face à de multiples menaces et dangers.
M. Aouchiche a également affirmé que la «bataille de la conscience» devait se poursuivre de manière continue, au-delà des seules échéances politiques. Il a mis l’accent sur l’implication de toutes les composantes de la société dans cette dynamique, dans le cadre d’un «projet sociétal fondé sur la promotion des libertés et du principe de responsabilité», visant à encadrer la vie publique, à renforcer l’unité du peuple et à contribuer à l’édification d’un État démocratique.
Le FFS considère que «la richesse culturelle et linguistique de l’Algérie représente un levier de développement à valoriser dans le cadre de ce projet, et qu’elle constitue le socle d’une identité algérienne résistante à toute forme de soumission à des projets ou agendas étrangers», a-t-il affirmé.
Par ailleurs, le premier secrétaire du FFS a évoqué les massacres quotidiens subis par les Palestiniens à Ghaza et dans l’ensemble de la Palestine occupée, condamnant fermement ces actes et réitérant le soutien inconditionnel de son parti à la cause palestinienne.
S’agissant de cette rencontre, M. Aouchiche a expliqué qu’elle s’inscrivait dans une série de réunions politiques périodiques que le parti organise à travers différentes wilayas du pays, dans le but de maintenir un lien étroit avec sa base militante, suivre de près l’évolution de la situation politique nationale et internationale, et ouvrir un espace de dialogue autour du projet national défendu par le FFS.
Enfin, il a exhorté les militants de son parti à faire preuve d’un grand sens des responsabilités, à se rapprocher de toutes les franges de la société, et à promouvoir une action politique reposant sur une approche participative et unifiée, orientée vers l’intérêt général, la consolidation de la souveraineté nationale et la préservation du pays.
Poursuivre la préservation de la mémoire
Le Front de libération nationale (FLN) a tenu, samedi dernier à Alger, une conférence consacrée à « la criminalisation du colonialisme ». Lors de cet événement, les intervenants ont mis en avant la nécessité de continuer à préserver la mémoire nationale et de s’opposer aux tentatives de falsification ou d’effacement de l’histoire nationale.
À l’ouverture de cette conférence, le secrétaire général du parti, Abdelkrim Benmbarek, a déclaré que « l’Algérie est un État souverain qui revendique reconnaissance, équité et vérité en vue d’un avenir commun fondé sur des relations de respect mutuel et d’intérêts communs ».
Il a également souligné que « la nouvelle Algérie ne saurait se construire sur les ruines de l’oubli ou sur une réconciliation incomplète, mais plutôt à travers une reconnaissance claire et la criminalisation de ce qui est impardonnable », en faisant référence aux crimes du colonialisme.
À cette occasion, M. Benmbarek a rappelé que les crimes du colonialisme français en Algérie « ne relèvent pas seulement de faits historiques, mais constituent une plaie ouverte ». Il a ajouté que « les massacres de masse, les exterminations systématiques, les déplacements forcés, les déportations et les explosions nucléaires sont des crimes non seulement contre le peuple algérien, mais contre l’humanité tout entière ». À ce propos, le secrétaire général du parti a exprimé son appréciation pour les efforts déployés par le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, en faveur de la Mémoire nationale, en particulier à travers l’instauration d’une « Journée nationale de la Mémoire » dédiée à la commémoration des massacres du 8 mai 1945.
Benmbarek a ajouté que « la Mémoire nationale se prolonge dans la profondeur de l’histoire », soulignant que le peuple algérien « est aussi ancien que l’histoire humaine et possède une mémoire impérissable ».
Le secrétaire général du FLN est revenu sur les massacres du 8 mai 1945, qu’il a décrits comme une « preuve accablante de la nature brutale du colonialisme français en Algérie ». Il a souligné que ce colonialisme « n’a pas hésité à recourir aux moyens les plus répressifs et brutaux pour étouffer toute voix appelant à la liberté ».
Le mouvement El-Bina au rendez-vous
Le président du Mouvement El-Bina, Abdelkader Bengrina a appelé, samedi depuis Laghouat, à une mobilisation nationale générale, sous la conduite de l’Etat et avec l’appui des partis et de la société civile, pour faire face à tous les défis. Animant un meeting à la Maison de la culture Tekhi Abdallah Benkeriou,
M. Bengrina a invité les Algériens au raffermissement des rangs et à l’unité, soulignant l’attachement de l’Algérie à ses constantes nationales et à sa souveraineté totale. Il a appelé aussi à « une mobilisation nationale générale, conduite par l’Etat avec l’appui des partis politiques et de la société civile, pour faire face à tous les défis ». Bengrina a précisé que les défis extérieurs auxquels est confronté le pays sont de nature diverse : politique, économique, sécuritaire et médiatique, et ceci est lié, a-t-il estimé, à « la souveraineté de décision de l’Algérie et ses positions de principes concernant les questions internationales ».
Il a mis l’accent, à ce propos, sur la position immuable de l’Algérie concernant le soutien des questions de libération, à leur tête les causes palestinienne et sahraouie, et ce, par fidélité à l’histoire de l’Algérie et à sa glorieuse lutte de libération. Le président d’El-Bina a salué, par ailleurs, les grands acquis réalisés par l’Algérie, « en dépit des défis économiques mondiaux », se félicitant du « choix du caractère social de l’Etat, conformément à la Déclaration du 1er novembre ».
Bengrina a également dénoncé avec force le « vain complot » conduit par le Makhzen marocain, à travers des réseaux de trafic de drogue, ciblant, a-t-il dit, les jeunes qui forment « les bras du pays et ses élites futures ».
Appel à immuniser le front intérieur
Le président du Mouvement de la société pour la paix (MSP), Abdelaali Hassani Cherif, a appelé, samedi depuis Timimoun, à immuniser le front intérieur pour faire face à tous les défis.
Animant une rencontre avec les cadres et militants du parti, M. Hassani Cherif a indiqué qu’il appartenait à l’ensemble des Algériens « d’œuvrer à la consolidation de la cohésion sociale et à l’immunisation du front intérieur de sorte à faire face à tous les défis et contrecarrer les tentatives de porter atteinte à la paix et la sécurité de l’Algérie ».
Il a ajouté que « les Algériens sont conscients de ce qui se trame contre leur pays à travers des plans cherchant à attenter sa paix et sa sécurité », soulignant, à cet égard, la nécessité de « préserver l’unité nationale, en vue de déjouer l’ensemble des complots visant la sécurité nationale ».
Hassani Cherif a saisi l’opportunité pour appeler à l’ouverture d’un large débat avec l’ensemble des composantes de la société en vue de prémunir le pays de toute éventuelle menace ou danger.
Sur un autre registre, il a indiqué que la wilaya de Timimoun recèle de nombreux atouts de développement qu’il appartient de capitaliser au service de l’économie nationale.
A. Ryad/Aps
