
Lors de la deuxième journée, Alger a poursuivi, hier, le lancement officiel des travaux des Assemblées annuelles 2025 de la Banque islamique de développement (BID), qui se tiennent au Centre international de conférences (CIC) « Abdelatif Rahal » et se clôtureront demain.
Alger, capitale économique en pleine mutation, a ouvert ses portes aux participants du Forum du secteur privé 2025, un rendez-vous économique stratégique organisé sous l’égide du Groupe de la Banque islamique de développement (BID). La cérémonie d’ouverture a été marquée par la présence conjointe du président du Groupe, Dr. Muhammad Sulaiman Al-Jasser, et d’un haut représentant du gouvernement algérien, qui a exprimé sa fierté d’accueillir les partenaires du monde arabe et islamique ainsi que les acteurs économiques régionaux et internationaux.
Dans son allocution, le ministre des Finances, M. Abdelkrim Bouzred, a salué la tenue de ce forum qu’il considère comme une plateforme essentielle de dialogue entre les opérateurs économiques. Selon lui, cet événement incarne une opportunité prometteuse pour la promotion des affaires dans la région, en réunissant les investisseurs, chefs d’entreprises et partenaires autour d’objectifs communs de croissance et de prospérité partagée.
Le forum, lancé il y a environ 13 ans par la BID, est perçu comme une initiative louable mettant en exergue le rôle crucial du secteur privé dans la dynamique de développement. L’édition 2025, a-t-il souligné, revêt une importance particulière du fait de la conjoncture actuelle et de trois facteurs majeurs qui pourraient favoriser l’émergence de nouvelles opportunités d’affaires et de coopération.
Le premier facteur concerne le contexte économique mondial complexe, qui incite de nombreux pays à revitaliser leurs secteurs productifs et à améliorer leur climat des affaires afin d’attirer les investissements. Le deuxième élément clé est lié à l’organisation de ce forum dans le cadre des assemblées annuelles de la BID, sous le thème « Diversifier l’économie, pour enrichir la vie », qui reflète une prise de conscience collective sur la nécessité de s’ouvrir à de nouvelles pistes d’investissement et de coopération économique.
Le troisième facteur, et non des moindres, est le choix de l’Algérie comme pays hôte. Dotée d’importantes ressources humaines et naturelles, et bénéficiant d’un positionnement stratégique entre les trois continents, l’Algérie s’illustre depuis 2020 par une approche novatrice axée sur le soutien à l’esprit d’entreprise et à la dynamique du secteur privé, dans le cadre d’une stratégie nationale de diversification économique.
Le ministre a mis en avant l’engagement conjoint de l’Algérie et du Groupe de la BID en faveur du renforcement du secteur privé, en saluant les efforts des institutions de la Banque dans le soutien aux entrepreneurs et à la promotion des produits locaux. Il a exprimé son souhait de voir l’Algérie bénéficier des meilleures pratiques et des expériences réussies mises en œuvre dans des environnements similaires.
Sur le plan national, il a affirmé que l’Algérie attache une grande importance à la diversification de son économie. Grâce à une série de réformes structurelles et à une dynamique de transformation guidée par le président de la République, le pays s’oriente résolument vers un modèle économique productif et intégré dans les chaînes de valeur mondiales.
Il a rappelé les progrès significatifs enregistrés dans l’amélioration du climat des affaires, résultat d’une volonté politique affirmée et d’un engagement à créer un environnement d’investissement transparent, efficace et fondé sur le principe de partenariat public-privé.
Enfin, il a réitéré l’appel à tous les acteurs économiques pour qu’ils saisissent les opportunités offertes, contribuant ainsi à bâtir une économie nationale forte, diversifiée et durable. Il a conclu son intervention en renouvelant l’engagement du gouvernement à poursuivre les efforts d’amélioration de l’environnement entrepreneurial, et à offrir toutes les conditions favorables à l’investissement et au développement du secteur privé.
L’événement s’annonce ainsi comme un moment fort pour catalyser les synergies économiques régionales et explorer de nouvelles voies de collaboration entre les pays membres de la BID.
A. Ryad
Lancement d’une plateforme de mise en relation pour la coopération Sud-Sud
Lancement d’une plateforme de mise en relation pour la coopération Sud-Sud, intitulée «Mise en relation au sein des pays membres du Groupe de la Banque islamique de développement», visant à transformer la coopération Sud-Sud à travers une approche élargie de mise en correspondance inversée.
Cet événement numérique, considéré comme l’un des plus importants parmi les activités du groupe, illustre l’engagement de la Banque dans les projets de modernisation des pays membres. Il a pour objectif de favoriser l’échange d’expériences, de savoir-faire, de solutions et de bénéfices mutuels entre les pays du Sud, tout en soutenant une croissance économique et sociale partagée. Lors de cette cérémonie, une présentation synthétique appuyée sur des données chiffrées a permis d’expliquer les objectifs pour lesquels cette plateforme a été conçue. Elle se veut un mécanisme efficace regroupant divers services, informations et offres émanant des différents pays membres, à l’image des nombreux projets de la Banque, qu’il s’agisse de financement, d’éducation ou de transformation sociale.
Cette plateforme numérique se distingue par sa diversité et la multiplicité de ses services, qui visent à orienter les utilisateurs et les parties prenantes.
A. R.
Signature d’un accord pour renforcer la sécurité des transactions entre les pays membres de l’OCI
La Société islamique d’assurance des investissements et des crédits à l’exportation (SIACE), filiale du Groupe de la Banque islamique de développement (BID), a conclu, à Alger, un protocole d’accord avec la compagnie d’assurance européenne Credendo. Cet accord vise à sécuriser les transactions commerciales des entreprises multinationales opérant dans les pays membres de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), selon un communiqué publié hier par la SIACE.
La signature de cet accord s’est tenue en marge des assemblées annuelles 2025 de la BID, qui a débuté lundi dernier et se terminera demain au Centre international des conférences (CIC) Abdellatif Rahal, sous le haut patronage du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune.
L’objectif de ce partenariat est de mettre en place de nouveaux mécanismes de partage des risques, afin de faciliter l’accès des multinationales à des transactions commerciales de plus grande ampleur dans les pays membres de la SIACE. L’initiative comprend également le renforcement de la capacité de souscription conjointe, l’élaboration de modèles de rétention partagée, ainsi que la création d’un groupe de travail conjoint. Le protocole reste non contraignant et respecte les obligations de confidentialité.
L’accord a été signé par M. Khalid Khalafalla, Directeur général de la SIACE, et M. Jean-Paul Steenbeke, Directeur général adjoint chargé des ventes et de la gestion des comptes chez Credendo, en présence de responsables des deux entités ainsi que des délégations participantes aux assemblées.
À cette occasion, M. Khalafalla a déclaré que ce partenariat permettra de « renforcer les capacités de la SIACE à atténuer les risques liés aux flux commerciaux et aux investissements entre les États membres, tout en respectant les principes de la charia ».
Il a également mis en avant l’expertise de Credendo, qui contribuera à mobiliser davantage de ressources en faveur de projets ayant un impact significatif sur une croissance durable.
Pour sa part, M. Steenbeke a réaffirmé l’engagement de son groupe à poursuivre cette coopération et à explorer de nouvelles perspectives avec la SIACE.
Pour rappel, la SIACE propose des services d’assurance conformes aux principes de la charia, visant à promouvoir le commerce et l’investissement entre les pays membres de l’OCI.
De son côté, Credendo est un groupe européen actif dans 15 pays, spécialisé dans les solutions personnalisées d’assurance, de réassurance, de garanties et de financement au service des échanges commerciaux internationaux.
A. R.
