
Dans un communiqué d’une gravité exceptionnelle publié dimanche, la Commission internationale de la Croix-Rouge (CICR) a tiré la sonnette d’alarme sur l’état critique du système de santé dans la bande de Ghaza, soulignant que celui-ci est « sur le point de s’effondrer », dans le cadre de ce qu’elle qualifie comme un génocide perpétré par l’entité sioniste contre les Palestiniens depuis plus d’un an et demi.
La CICR affirme que la majorité des Palestiniens récemment blessés à Ghaza l’ont été en tentant d’accéder aux sites de distribution d’aide humanitaire. Ce constat est complètement choquant et dramatique et illustre un état d’âme inhumain de la part des sionistes. Alors que les infrastructures médicales se réduisent à peau de chagrin, les quelques établissements encore en activité sont confrontés à une intensification des hostilités. La CICR souligne que :
« ces derniers jours ont été marqués par une escalade des hostilités autour des quelques hôpitaux encore en activité à Ghaza », appelant à leur protection urgente pour prévenir « de nouvelles pertes en vies humaines ».
Le personnel médical, en première ligne, vit une situation dramatique : « le personnel médical est confronté au défi de sauver des vies avec une exposition continue aux balles délibérées, mettant en danger la sécurité des travailleurs médicaux et des blessés et menaçant la continuité du travail de l’hôpital de campagne. »
La pression sur les équipes médicales est telle que leur capacité de réponse est désormais dépassée :
« le rythme sans précédent d’arrivée des blessés, dont beaucoup ont besoin d’une intervention immédiate, a épuisé et saigné l’équipe médicale. »
La Croix-Rouge conclut avec une déclaration glaçante : « le système de santé de Ghaza est sur le point de s’effondrer. »
La situation à l’hôpital de campagne de la Croix-Rouge à Rafah illustre l’ampleur de la catastrophe. En seulement deux semaines, l’établissement a dû activer à douze reprises son protocole de gestion des blessures collectives en raison de l’afflux massif de blessés par balles et éclats d’obus.
Face à cette détérioration rapide, l’appel de la Croix-Rouge sonne comme une ultime alerte adressée à la communauté internationale : à Ghaza, chaque minute compte désormais pour sauver des vies et préserver un minimum d’humanité.
G. Salah Eddine
